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Égypte : Morsi « se porte bien », Obama dépêche deux républicains

La porte-parole de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton (archives)

La porte-parole de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton (archives)

Photo : Hadi Mizban

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La représentante de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, a rencontré le président égyptien déchu Mohamed Morsi, qui toujours détenu par les militaires.

Mme Ashton, qui l'a rencontré dans la nuit de lundi à mardi sur un site militaire sécurisé dont elle affirme ignorer l'emplacement, assure que Mohamed Morsi se porte bien et qu'il semble bien traité depuis sa mise en détention, la semaine dernière.

Selon la porte-parole de la diplomatie européenne, l'ex-président destitué par un coup d'État militaire le 3 juillet dernier a accès à la télévision et aux journaux. Mohamed Morsi est gardé en captivité avec deux de ses proches conseillers.

« J'ai essayé de m'assurer que sa famille sache qu'il va bien », a déclaré Mme Ashton au terme d'une rencontre de deux heures avec M. Morsi.

Washington, un autre médiateur? 

Mohamed Morsi, président égyptienAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mohamed Morsi, président égyptien

Photo : AFP / HO

Le rôle de Catherine Ashton en Égypte est de faire la médiatrice entre les autorités militaires égyptiennes et les Frères musulmans, dont est issu l'ex-président Morsi.

Elle a ainsi pu rencontrer des cadres du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la branche politique des Frères musulmans.

Lundi, les représentants des factions islamistes n'avaient toujours pas dévié de leur position de principe. Avant de s'asseoir à une éventuelle table de négociations, ils exigent le retour de M. Morsi 

Les pourparlers demeurent toutefois paralysés après la mort de 80 partisans des Frères musulmans au cours du week-end lors de heurts avec l'armée et la police égyptienne.

De son côté, le président des États-Unis, Barack Obama, a annoncé mardi l'envoi de deux sénateurs républicains en Égypte afin de rencontrer les dirigeants militaires responsables du renversement de Mohamed Morsi le 3 juillet dernier.

Les nommés sont John McCain et de Lindsey Graham, membres de la Commission des forces armées de la chambre haute du Congrès, qui devraient arriver la semaine prochaine en sol égyptien. Les deux émissaires affirment avoir de la crédibilité auprès de chacune des factions présentes en Égypte. 

Nous souhaitons faire passer un message selon lequel la répression de l'opposition ressemble de plus en plus à un coup d'État.

Une citation de :Lindsey Graham

L'administration Obama a indiqué vendredi qu'elle n'a pas l'intention de couper son aide annuelle de 1,5 milliard de dollars accordée à l'Égypte, par crainte de déstabiliser la région. La loi américaine interdit de soutenir un gouvernement qui a pris le pouvoir par un coup d'État.

Convaincu que l'actuel gouvernement égyptien est illégitime, le sénateur Rand Paul a déposé un projet de loi visant à couper l'aide américaine, un débat qui divise le Sénat. « Nous devons garder un ton calme », croit le sénateur républicain Bob Corker

L'Égypte, entre révolution populaire et pouvoir militaire

Paris réclame la libération de Mohammed Morsi

Pendant ce temps, à Paris, le gouvernement français a appelé mardi à la libération des « prisonniers politiques » détenus en Égypte, dont Mohamed Morsi.

« La situation est très critique. Nous appelons au refus de la violence et à la libération des prisonniers politiques, y compris l'ancien président Morsi », a déclaré le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

Reconnaissant que l'armée égyptienne a démis le président de ses fonctions par crainte que son gouvernement ne force l'instauration d'un régime politique islamique à la tête du pays, Laurent Fabius a dit souhaiter que l'armée égyptienne se tienne en retrait et que le régime qui dirige actuellement le pays « retourne le plus vite possible vers une approche démocratique et refuse les violences ».

Dans les rues du Caire, des milliers de partisans pro-Morsi ont manifesté afin de réclamer le retour du chef déchu. 

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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