•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Près de la moitié des prisons ontariennes surpeuplées

L’ombudsman de l’Ontario a rapporté en juillet que la prison d’Ottawa-Carleton est celle qui a reçu le plus de plaintes du public pour l’année 2012-2013.

L’ombudsman de l’Ontario a rapporté en juillet que la prison d’Ottawa-Carleton est celle qui a reçu le plus de plaintes du public pour l’année 2012-2013.

Photo : (CBC)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près d'une prison ontarienne sur deux est remplie à plus de 100% de sa capacité selon de nouvelles données du ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels.

Les statistiques obtenues par La Presse canadienne révèlent qu'en moyenne l'année dernière 14 pénitenciers sur 30 détenaient plus de prisonniers que ce que leur permet leur capacité.

Des détenus se plaignent des conséquences de cette situation pour leur sécurité.

Shaw, un homme qui a passé 18 mois au centre de détention Elgin-Middlesex à London raconte qu'il a dormi par terre entre deux lits d'une cellule qui faisait deux mètres par sept mètres.

L'homme, qui désire rester anonyme, pense qu'un conflit mineur entre deux détenus peut rapidement escalader s'il y a une troisième personne dans la pièce.

S'il n'y a que deux occupants, un des gars peut se retirer vers la porte le temps de se calmer. Mais lorsqu'on est trois, il n'y a nulle part où aller. 

Shaw, ancien détenu

La prison de London était remplie à 105% de sa capacité l'an dernier. Elle est restée en situation de surpeuplement au cours de cinq des six dernières années.

« Si t'es en train de dormir, les gens te marchent dessus. Quand ils vont à la toilette, leur urine éclabousse sur toi, » ajoute Shaw.

L'avocat Kevin Egan représente plus de 100 détenus et anciens détenus de la prison de London qui ont lancé une poursuite contre la province.

Il pense que le public devrait être choqué des conditions dans lesquelles les prisonniers sont gardés en captivité.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ontario