•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les négociations entre Palestiniens et Israéliens reprennent aujourd'hui

Mahmoud Abbas et Benyamin Nétanyahou

Mahmoud Abbas et Benyamin Nétanyahou lors des derniers pourparlers de paix, en septembre 2010, à Washington.

Photo : La Presse canadienne / Pablo Martinez Monsivais

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après un gel de près de trois ans, les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens devraient reprendre lundi, à Washington, ont annoncé le département d'État américain et un haut responsable palestinien.

Une première rencontre informelle devrait avoir lieu lundi soir et les négociations officielles devraient reprendre dès mardi.

À l'issue de son sixième voyage dans la région, le secrétaire d'État américain John Kerry avait annoncé la semaine dernière un accord pour une reprise prochaine des pourparlers de paix gelés depuis septembre 2010.

La reprise des négociations est dans l'intérêt d'Israël, a déclaré le premier ministre Benyamin Nétanyahou, le 20 juillet dernier.

Libération de prisonniers

Afin de faciliter cette relance des pourparlers, les ministres israéliens ont approuvé dimanche le principe de la libération de 104 prisonniers arabes.

Treize ministres du gouvernement Nétanyahou ont donné leur feu vert à cette mesure de libération, sept s'y sont opposés et deux autres se sont abstenus, a indiqué un responsable gouvernemental.

Avant de se prononcer sur cette question, le conseil des ministres a convenu d’un référendum en cas d'accord de paix avec les Palestiniens, explique un communiqué du bureau du premier ministre.

Si rien n’a encore filtré sur les noms des prisonniers à libérer, les médias rapportent que la liste pourrait comporter les noms d'une centaine de personnes accusées de meurtres contre « des femmes et enfants israéliens » ainsi que des Palestiniens soupçonnés de collaborer avec Israël.

Almagor, une association représentant des victimes israéliennes des attentats palestiniens, des détenus de droit commun, pourrait également en faire partie.

Le ministre israélien des Affaires stratégiques, Yuval Steinitz, avait déclaré le 20 juillet dans une interview à Radio Israël que son gouvernement avait donné son accord à la libération de prisonniers palestiniens, rejetant toute autre concession pour relancer le dialogue israélo-palestinien, à l'arrêt depuis près de trois ans.

L'Autorité palestinienne a salué la décision israélienne. « Nous estimons qu'il s'agit d'une étape importante et espérons pouvoir saisir l'occasion fournie par les efforts de l'administration américaine pour parvenir à un accord de paix durable et juste », a indiqué Saëb Erakat, le négociateur palestinien.

La mère du Palestinien Fares Bound, détenu dans une prison israélienne depuis 22 ans, pleure en tenant la photo de son fils après avoir appris la nouvelle de sa possible libération, le 28 juillet 2013Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mère du Palestinien Fares Bound, détenu dans une prison israélienne depuis 22 ans, pleure en tenant la photo de son fils après avoir appris la nouvelle de sa possible libération

Photo : AFP / MOHAMMED ABED

Un projet qui divise le gouvernement

Des familles des victimes israéliennes, les colons et certains partenaires de la coalition gouvernementale ont ouvertement manifesté leur opposition à ce projet de libération de Palestiniens.

De son côté, le parti ultranationaliste Israël Beiteinou n'avait pas donné de consigne de vote à ses ministres.

Le Likoud, le parti de Nétanyahou, demeurait divisé sur la question. Le vice-ministre de la Défense, Danny Danon, avait demandé à ses ministres de voter contre le projet.

Israël-Palestine, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !