Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Égypte : Morsi accusé d’assassinats et de conspiration avec le Hamas

Le président déchu, Mohamed Morsi, a encore beaucoup de partisans en Égypte.

Le président déchu, Mohamed Morsi, a encore beaucoup de partisans en Égypte.

Photo : AFP / FAYEZ NURELDINE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les autorités égyptiennes ont accusé vendredi l'ex-président déchu Mohamed Morsi d'assassinats de militaires lors de son évasion de prison en 2011, et de conspiration avec le Hamas, rapporte l'agence de presse nationale MENA.

Un procureur a déja interrogé Morsi, qui est en détention dans un lieu tenu secret depuis sa chute début juillet, et l'a « confronté à des preuves », ajoute l'agence.

La liste des charges retenues contre Mohamed Morsi est longue : incendie criminel, destruction de documents de prison, « collaboration avec le Hamas pour se livrer à des actions agressives dans le pays, en attaquant des installations de la police, des officiers et des soldats ».

Le nouveau pouvoir égyptien accuse aussi l'ancien chef d'État islamiste d'avoir « tué des détenus, des officiers et des soldats, délibérément et avec préméditation ». L'acte d'accusation comprend également « l'enlèvement de certains officiers et soldats ».

La publication de ces accusations intervient quelques heures avant de vastes manifestations des pro et des anti-Morsi au Caire qui font craindre de nouveaux affrontements meurtriers.

Réactions des Frères musulmans

Les Frères musulmans, organisation islamiste dont est issu le président destitué, ont qualifié ces accusations de « ridicules » et estimé qu'elles constituaient le signe d'un retour à l'ancien régime d'Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par un soulèvement populaire appuyé par l'armée en février 2011.

« Elles [les accusations] ne sont absolument pas prises au sérieux. Nous poursuivons nos manifestations dans la rue », a déclaré le porte-parole de la confrérie, Gehad El-Haddad.

« En fait, nous sommes convaincus qu'il y a aura davantage de gens qui réaliseront ce que représente vraiment ce régime : le retour à l'ancien État de Moubarak et à sa force brutale », a-t-il ajouté.

Le procureur chargé du dossier a ordonné un contrôle très strict des informations et n'a autorisé la presse à publier que ses seuls communiqués, arguant le secret de l'instruction et la « sécurité nationale ».

Reuters

Réactions du Hamas

Le Hamas, qui est au pouvoir dans la bande de Gaza, a dénoncé les accusations portées contre Mohamed Morsi.

« Le Hamas condamne cette décision, car elle basée sur le postulat que le mouvement Hamas est hostile [...] C'est un développement dangereux qui confirme que le pouvoir actuel en Égypte renonce aux causes nationales [...] dont la cause palestinienne », a déclaré à l'Agence France-Presse un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

L'Égypte, entre révolution populaire et pouvoir militaire

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !