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Mont-Saint-Pierre veut toujours devenir un « Village-parc-sur-mer »

En 1979, l'incendie d'un train transportant des produits dangereux a forcé l'évacuation des résidents de Mississauga, en Ontario.

Radio-Canada

Depuis neuf ans, la municipalité travaille à devenir une destination touristique majeure avec son concept de « Village-parc-sur-mer ». Une nouvelle version du projet est sur la table à dessin.

Les vents magiques du mont Saint-Pierre attireront encore cette année des milliers de visiteurs et presque une centaine de pilotes de deltaplane et de parapente de partout en Amérique du Nord et d'ailleurs dans le monde. Pendant quelques jours, les hôtels, les restaurants, les campings et la plage seront remplis de touristes. Mais Mont-Saint-Pierre veut plus et le maire Jean-Sébastien Cloutier porte le même rêve de « Village-parc-sur-mer » que ces prédécesseurs : « Il y a une partie parc de la Gaspésie, il y a une partie géoparc, une partie vol libre, c'est multidisciplinaire et multitentaculaire. » Le maire souhaite accueillir des touristes douze mois par année. « C'est, précise Jean-Sébastien Cloutier, un concept de développement récréotouristique pour faire du tourisme haut de gamme quatre saisons au Mont-Saint-Pierre. »

Les ambitions de Mont-Saint-Pierre reposent sur deux éléments essentiels : l'agrandissement du parc de la Gaspésie et la création d'un géoparc.

Le mont Georges est un des deux monts qui encadrent le Mont-Saint-PierreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le mont Georges est un des deux monts qui encadrent le Mont-Saint-Pierre

Photo : Joane Bérubé

La municipalité a déposé l'été dernier une demande à Québec pour que le parc de la Gaspésie, géré par le Sépaq, englobe le mont Georges et le mont Saint-Pierre qui encadrent la baie. Mont-Saint-Pierre s'imposerait ainsi comme une nouvelle entrée du parc de la Gaspésie. Des travaux sont d'ailleurs en cours pour faire de la route 2, qui se rend au mont Jacques-Cartier et au gîte du Mont-Albert, une route sécuritaire et panoramique. Déjà 4,8 millions ont été investis dans les travaux routiers qui se poursuivent cet été. Il ne restera l'an prochain, selon le maire, que sept ou huit kilomètres à financer pour compléter le chantier.

Vallée glacière de Mont-Saint-PierreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vallée glacière de Mont-Saint-Pierre

Photo : Joane Bérubé

Mont-Saint-Pierre croit aussi être en mesure de devenir le second géoparc du Canada. « Il y a différents phénomènes géologiques et géomorphologiques qu'on retrouve en Gaspésie et qu'on retrouve au cœur même de Mont-Saint-Pierre », explique Magella Emond. Un géoparc est un concept de l'UNESCO pour mettre en valeur les formations géologiques et géomorphologiques reconnues. Et la vallée de Mont-Saint-Pierre vaut vraiment le détour, selon le maire Cloutier : « C'est un site géologique et géomorphologique exceptionnel parce que c'est une vallée glacière parfaite. » Le projet est développé en collaboration avec des chercheurs de l'Université du Québec à Rimouski. On retrouve des géoparcs en Europe et en Asie. Le Canada en compte un seul à Stonehammer au Nouveau-Brunswick.

La version 2013 du projet de Mont-Saint-Pierre est toutefois beaucoup plus modeste que la première mouture présentée.  Il y a quelques années, le projet s'élevait à 34 millions de dollars. Le chargé de projet, Magella Émond, explique que les élus ont voulu respecter la capacité de payer du milieu. Donc, la nouvelle version n'inclut plus de port pour petits bateaux ni d'auberge de luxe. « On ne bâtit pas de nouveaux bâtiments contrairement à ce qui était dans l'étude de départ. Nous allons rénover ceux que nous avons », précise M. Émond.  

Mont-Saint-Pierre, route 2Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Travaux sur la route 2 qui relient Mont-Saint-Pierre au Gîte du Mont-Albert et au mont Jacques-Cartier.

Photo : Joane Bérubé

S'il se réalise le projet changera tout de même le visage touristique de Mont-Saint-Pierre. « Parc national, géoparc, vol libre, remettre les terres en culture, faire de l'art gigantesque observable en vol et sur le sommet du mont Saint-Pierre, aménager le mont Saint-Pierre, on parle d'une rampe, un « skywall » pour aller marcher dans le ciel dans la falaise, aménager une rampe de décollage, aménager le bâtiment sur la montagne, aménager une route d'accès », énumère le maire.

Magella Émond ajoute que ces travaux incluent aussi un réaménagement de la route 132 pour rendre plus convivial et invitant le passage à travers le village.

Les élus ont l'intention de s'adresser aux deux paliers de gouvernement pour financer le tout. 

Pauline Marois a déjà chiffré à 4,2 millions le montant qu'elle entendait accorder au projet. « Nous, indique Magella Émond, on aimerait être capable de réaliser la deuxième phase en trois ans. On sait que le plan de Mme Marois est sur cinq ans, on verra si on est capable de négocier de trois ou deux ans, ça fait déjà longtemps qu'on attend. On aimerait bien que ça se réalise le plus tôt possible. »

Le dossier sera présenté au début de l'automne.

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