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Front commun des provinces pour la formation de la main-d'oeuvre

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Les premiers ministres des provinces et des territoires.

Les premiers ministres des provinces et des territoires.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement fédéral devra faire face à l'opposition unie des provinces et des territoires dans le dossier de la formation de la main d'oeuvre.

Les 13 premiers ministres ont décidé de faire front commun pour qu'Ottawa maintienne intégralement l'enveloppe d'environ 500 millions de dollars du fédéral pour la gestion des programmes de formation.

Réunis à Niagara-on-the-Lake, pour le Conseil de la fédération, ils entendent réclamer le maintien des transferts fédéraux.

« Nous sommes unanimes », a dit l'hôtesse de la rencontre, la première ministre ontarienne Kathleen Wynne. Les premiers ministres exigent le maintien du programme dans sa forme actuelle.

Ottawa verse 500 millions de dollars par année aux provinces, qui mettent elles-mêmes en place des programmes liés à la formation de la main d'oeuvre. Or, le fédéral veut détourner une partie des sommes présentement distribuées aux provinces.

Le plan fédéral permettrait d'allouer 15 000 $ par travailleur. Ce nouveau programme serait toutefois financé, à parts égales, par le fédéral, le provincial et les employeurs.

Nous ne participons pas à ce programme s'il [Ottawa] persiste à vouloir l'implanter et, par ailleurs, nous voudrions pouvoir exercer, à ce moment-là, notre droit de retrait avec pleine compensation si le fédéral persistait.

Pauline Marois, première ministre du Québec
La première ministre ontarienne Kathlen Wynne (centre) était flanquée de ses homologues québécois et néo-écossais, Pauline Marois et Darrell Dexter, pour la première séance de travail du Conseil, jeudi matin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La première ministre ontarienne Kathlen Wynne (centre) était flanquée de ses homologues québécois et néo-écossais, Pauline Marois et Darrell Dexter, pour la première séance de travail du Conseil, jeudi matin.

Photo : La Presse canadienne / Aaron Lynett

« Nous ne voulons pas de l'ingérence du gouvernement fédéral » a renchéri Pauline Marois. « Nous n'avons pas à cet égard, de leçon à recevoir du fédéral, puisque nous nous investissons de façon très sérieuse et très importante dans ce champ de compétence, qui est le nôtre. »

Les provinces craignent de manquer de souplesse pour investir l'argent où les besoins sont criants. Elles affirment qu'elles se retrouveraient avec un manque à gagner de plus d'un demi-milliard de dollars, ce qui mettrait en péril la survie des programmes.

Selon Kathleen Wynne, les petites entreprises « ne sont pas intéressées à prendre part à ce programme non plus ». L'Ontario et le Québec craignent de perdre respectivement 116 et 70 millions de dollars par année.

Trouver une solution

Les premiers ministres Christy Clark (Colombie-Britannique) et David Alward (Nouveau-Brunswick) ont le mandat de se pencher sur la question, et de soumettre un rapport à leurs homologues à l'automne.

Ils doivent aussi organiser une rencontre entre les provinces et Jason Kenney, le ministre fédéral de l'Emploi et du Développement social. D'ailleurs, Jason Kenney a fait savoir qu'il acceptait de rencontrer les provinces pour leur expliquer la démarche de son gouvernement.

L'objectif premier du gouvernement demeure la création d'emplois, la croissance économique et la prospérité à long terme.

Jason Kenney, ministre fédéral de l'Emploi, dans un communiqué

Selon le ministre, le nouveau plan permettra d'investir dans les compétences pour que les « Canadiens qui sont sans emploi et ceux qui sont sous-employés puissent être qualifiés pour remplir les postes de haute qualité et les postes lucratifs qui sont disponibles. »

D'autres frictions sont à prévoir dans un domaine similaire. Ottawa entend revoir une autre entente, celle sur le développement de la main d'oeuvre, qui bénéficie d'une enveloppe de deux milliards de dollars par année.

Les premiers ministres posent pour les caméras avant le début de leurs travaux, qui se déroulent à l'hôtel Queen's Landing de Niagara-on-the-Lake.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les premiers ministres posent pour les caméras avant le début de leurs travaux, qui se déroulent à l'hôtel Queen's Landing de Niagara-on-the-Lake.

Photo : La Presse canadienne / Aaron Lynett

Pas d'enquête publique sur le sort des femmes autochtones

Dans un autre dossier, Ottawa rejette la demande du Conseil de la fédération de déclencher une enquête publique sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Le bureau du ministre fédéral de la Justice soutient que des mesures concrètes ont déjà été prises, dont l'accès à une protection d'urgence pour les femmes qui vivent dans les réserves indiennes.

Le Conseil avait fait cette demande mercredi, en réponse à l'Assemblée des Premières Nations et à d'autres groupes qui revendiquent une enquête depuis l'été 2012.

Selon un rapport de 2009 de Statistique Canada, les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles d'être victimes de violence que les autres, notamment d'homicide.

La présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada, Michèle Audette, croit que le rejet de la demande par le gouvernement Harper trouve sa source dans le dossier des pensionnats autochtones. « Je crois qu'il a eu une bonne leçon avec la question des écoles résidentielles, dans laquelle on a dû faire des excuses et faire un retour en arrière, où la pression internationale a démontré comment les peuples autochtones ont été traités », a-t-elle dit sur les ondes de RDI.

« Alors je crois qu'il ne veut pas se mouiller, malheureusement. Alors le message que je lui dis : "M. Harper, si c'était votre fille qui disparaissait, ou qui était tuée, sans justice à la fin de la journée, je crois que vous demanderiez une enquête nationale publique" », a ajouté Mme Audette.

Questions énergétiques

Les premiers ministres des provinces et des territoires devaient discuter en après-midi d'une éventuelle stratégie nationale en matière d'énergie. Un groupe de travail sur ce sujet a été créé par la Conseil de la fédération l'an dernier.

Selon des informations obtenues par CBC, le rapport du groupe de travail devrait notamment proposer des pistes d'actions en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement de sources d'énergie renouvelables, et accroître les investissements en recherche et en nouvelles technologies.

La question énergétique est très délicate, en raison notamment d'un différend entre l'Alberta et la Colombie-Britannique au sujet du pipeline Northern Gateway. Il y a un an, la première ministre britanno-colombienne Christy Clark avait demandé que sa province touche une « juste part » des retombées de ce projet.

Selon le Globe and Mail, Mme Redford et le premier ministre du Nouveau-Brunswick David Alward profiteront aussi de la rencontre pour faire la promotion du projet Énergie Est. Cet oléoduc projeté par TransCanada doit permettre d'expédier du pétrole brut de l'Alberta vers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Avec CBC et la Presse canadienne

Avec les informations de La Presse canadienne

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