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Un opposant tunisien assassiné, les bureaux d'Ennahda incendiés

Mohamed Brahmi

Mohamed Brahmi

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Mohamed Brahmi, député et chef d’un parti de l’opposition tunisienne, a été assassiné jeudi à Tunis. En colère, des centaines de manifestants ont incendié les locaux du parti islamiste Ennahda à Sidi Bouzid. 

Mohamed Brahmi était connu pour ses critiques virulentes envers le parti islamiste Ennadha, présentement au pouvoir.

L'opposant de 58 ans a été atteint de 11 balles devant son domicile dans le secteur d'Ariana, rapportent des médias officiels et les responsables de son parti, Mouvement du peuple, dont il était le fondateur et le secrétaire général. Selon des témoins, il a été abattu par deux hommes à moto.

Tous les vols annulés vendredi en Tunisie

Pour protester contre le meurtre de l'opposant, la puissante centrale syndicale UGTT a lancé un mot d'ordre de grève générale pour la journée de vendredi.

Ainsi, tous les vols à destination et en provenance de la Tunisie sont annulés ce vendredi, a annoncé l'autorité de l'aviation civile.

Une foule s’est rassemblée près de l’hôpital d’Ariana après l’attentatAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une foule s’est rassemblée près de l’hôpital d’Ariana après l’attentat

Photo : AFP / FETHI BELAID

La Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a condamné l’assassinat de Mohamed Brahmi et a demandé aux autorités lancer immédiatement une enquête rapide et transparente que « les personnes responsables de ce crime rendent des comptes ».

Le président français, François Hollande, a condamné lui aussi « avec la plus grande fermeté » l'assassinat du député Mohamed Brahmi. Il a appelé par ailleurs « l'ensemble des forces politiques et sociales tunisiennes à faire plus que jamais preuve du nécessaire esprit de responsabilité pour préserver l'unité nationale et garantir la poursuite de la transition démocratique ».

Les islamistes montrés du doigt

« Ce gang criminel a tué la voix libre de Brahmi », a déclaré sa veuve, Mbarka Brahmi, sans nommer Ennahda.

Pour Chhiba Brahmi, la sœur du politicien assassiné, l'attentat est l'œuvre du parti au pouvoir. « J'accuse Ennahda, ce sont eux qui l'ont tué », a-t-elle déclaré sans avancer de preuves.

Hussein Abbasi, secrétaire général de l'UGTT, la principale confédération syndicale du pays, a appelé à la grève générale vendredi.

Selon des habitants cités par Reuters, des bureaux du parti islamiste Ennahda ont été incendiés dans l'après-midi à Sidi Bouzid, dans le centre du pays, par des manifestants qui protestaient contre l'assassinat à Tunis du dirigeant d'opposition Mohamed Brahmi.

Ils ont bloqué plusieurs artères de la ville et mis le feu à des pneus avant de s'en prendre aux bureaux d'Ennahda.

Sidi Bouzid est le berceau de la révolte qui a mené à la chute du président Ben Ali en janvier 2011.

C’est le deuxième assassinat d’un homme politique en Tunisie depuis la chute du président Ben Ali.

Le 6 février dernier, Chokri Belaïd, l'un des responsables de l'opposition laïque, avait été abattu devant son domicile dans la capitale tunisienne. L’attentat serait l’œuvre d’un membre d'un groupe salafiste radical, selon la police.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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