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Les optimistes gèrent mieux le stress, c’est confirmé

optimiste-pessimiste

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les personnes optimistes gèrent mieux le stress que celles qui sont de natures plus pessimistes, montre une étude québécoise. Si la chose peut paraître une évidence, elle n’avait pas été confirmée scientifiquement.

C'est ce que viennent de faire des chercheurs de l’Université Concordia, qui ont établi un lien concluant entre l'optimisme et la réponse biologique au stress.

En fait, leurs travaux ont permis de mieux comprendre la façon dont optimistes et pessimistes gèrent respectivement le stress en établissant non pas une comparaison entre eux, mais une comparaison avec eux-mêmes.

Les résultats obtenus par Carsten Wrosch et Joelle Jobin du département de psychologie révèlent que le cortisol, communément appelé l'« hormone de stress », a tendance à demeurer plus stable chez ceux qui sont dotés d'une personnalité plus positive.

Le saviez-vous?

C’est  le Canadien d'origine austro-hongroise Hans Selye qui est l' « inventeur » de la théorie du stress, un mot qu'il a lui-même introduit en médecine.

Explications

Cette étude a été réalisée auprès de 135 adultes âgés de 60 ans et plus chez qui des échantillons de salive ont été recueillis cinq fois par jour pendant six ans afin de surveiller leur taux de cortisol.

Ce groupe a été choisi en raison des facteurs de stress liés à l'âge, facteurs avec lesquels les participants doivent fréquemment composer. Il a d'ailleurs été établi que leur taux de cortisol augmentait.

Les participants devaient déclarer le niveau de stress qu'ils ressentaient dans le cadre de leurs activités quotidiennes. Ils devaient entre autres s'identifier sur une échelle à titre d'optimistes ou de pessimistes.

Ensuite, les niveaux de stress de chaque personne ont été comparés au taux moyen de cette même personne. C’est la comparaison entre les niveaux de stress d'une personne et sa moyenne qui a permis de brosser un portrait réel de la gestion du stress, puisque chacun peut s'habituer au niveau de stress courant qu'il ressent chaque jour.

Certaines personnes trouvent très stressant de faire l'épicerie le samedi matin; c'est pourquoi nous avons demandé aux participants d'indiquer combien de fois par jour ils se sentaient stressés ou dépassés par les événements. Nous avons ensuite comparé les résultats à leurs moyennes personnelles, puis analysé leurs réponses en examinant les niveaux de stress sur de nombreux jours. 

Joëlle Jobin

La doctorante Joëlle Jobin souligne également que les pessimistes ont eu tendance à afficher un niveau de stress de référence plus élevé que les optimistes et qu'ils ont éprouvé de la difficulté à réguler leur système lors de situations particulièrement stressantes.

Surprise au réveil

Si ces résultats confirment les hypothèses des chercheurs en ce qui concerne la relation entre l'optimisme et le stress, une petite surprise les attendait.

Les chercheurs Carsten Wrosch et Joelle JobinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les chercheurs Carsten Wrosch et Joelle Jobin

Photo : Université Concordia

Les données montrent en effet que les optimistes sécrétaient des taux de cortisol plus élevés que prévu peu après leur réveil (suivi d'un abaissement de taux tout au long de la journée).

La chercheuse souligne que ces résultats renvoient à la difficulté de déterminer si ces hormones complexes sont favorables ou défavorables à l'organisme. En outre, l’appellation d’ « hormone du stress » que traîne le cortisol ne tient pas compte du fait que c’est aussi l’hormone qui nous fait nous lever et bouger.

Le détail de cette recherche est publié dans la revue Health Psychology de l'American Psychological Association.

Une étude menée à l’Université de Montréal en 2010 montrait que les femmes ont une attitude défensive plus marquée que les hommes en cas de stress, ce qui les expose à un risque cardiovasculaire plus important. 

Une autre, publiée en 2004, indiquait que le stress augmente le vieillissement des cellules.

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