•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un troisième report du vol inaugural de la CSeries

L'intérieur de la CSeries.
L'intérieur de la CSeries.

Bombardier a précisé mercredi que le vol inaugural de la CSeries aura lieu au cours des prochaines semaines, ce qui laisse entrevoir un autre retard sur l'échéancier.

Initialement, le premier vol était prévu fin 2012. En novembre dernier, le premier vol a été reporté de six mois, d'ici la fin juin. Le mois dernier, Bombardier a de nouveau reporté le vol inaugural à la fin juillet.

Mercredi, l'entreprise est restée vague quant à l'échéancier, parlant des « prochaines semaines ».

Quant aux causes du nouveau report, Bombardier indique que « l'intégration générale de l'avion CSeries progresse bien; cependant, les dernières étapes hautement techniques prennent plus de temps que prévu initialement en vue de valider l'ensemble des systèmes et l'intégration logicielle en cours ».

Ce sont différents tests qui sont faits un à la suite de l'autre. Dans certains cas, ces tests-là sont plus rapides, mais dans d'autres cas, ils demandent plus de temps. Et nous, on a décidé de très bien faire les choses.

Marc Duchesne, directeur des communications pour Bombardier Avions commerciaux

Bombardier se dit « très à l'aise de prendre plus de temps » pour s'assurer que l'arrimage des différents éléments de l'avion se fait bien. « C'est ce que nos clients nous demandent », expose Marc Duchesne, directeur des communications pour Bombardier Avions commerciaux.

Les clients de Bombardier lui disent qu'ils ont été échaudés par la concurrence, soutient M. Duchesne. « Ils nous disent : faites vos devoirs, assurez-vous que l'avion entre en service et qu'il soit sans faille ». Ces commentaires font référence aux déboires des derniers modèles d'avions Airbus et Boeing. Le nouvel avion 787 de Boeing, baptisé le Dreamliner, a été cloué au sol pendant trois mois en raison d'un problème de surchauffe de ses piles au lithium. De récents problèmes mécaniques ont aussi contraint trois pilotes de la United Airlines de poser d'urgence leur appareil 787. L'avionneur Airbus a dû de son côté procéder à la réparation de fissures à l'intérieur des ailes de ses gigantesques A380 en 2011 et en 2012.

La prudence de Bombardier est sage, selon Mehran Ebrahimi, directeur du Groupe d'étude en management des entreprises de l'aéronautique à l'UQAM. « Ces technologies-là fonctionnent très bien individuellement, de façon isolée, mais quand elles sont intégrées ensemble, alors là, on ne sait pas ce que ça donne. Donc il y a une espèce d'arrimage qui est difficile à faire. »

Bombardier (TSX:BBD (Nouvelle fenêtre)) a dévoilé son prototype de la CSeries début de mars, à son usine d'assemblage de Mirabel. L'avionneur québécois a 388 commandes, dont 177 fermes pour son nouvel appareil - un chiffre qui impresionne peu Philippe Cauchi, analyste chez Infoaero. « Ce n'est pas le premier vol et la certification qui vont amener beaucoup de commandes parce que le 787 n'a pas eu besoin d'être certifié pour générer 900 commandes », dit-il.

Économie