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Des employés de Miramichi Lumber défendent leur entreprise

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Miramichi Lumber

Des travailleurs de Miramichi Lumber rassemblés à la réunion du conseil municipal

Photo : Nicolas Steinbach/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une cinquantaine d'employés de la scierie Miramichi Lumber, au Nouveau-Brunswick, qui est menacée de fermeture, se sont présentés devant le conseil municipal, lundi soir.

Les travailleurs ont expliqué aux élus l'importance de la scierie pour la ville. Ils ont dit qu'il faut garder le bois dans la région.

La scierie, qui venait de rouvrir ses portes il y a deux mois, soutient qu'elle n'a pas assez de bois pour continuer ses activités.

L'entreprise dit avoir droit à 160 000 mètres cubes de bois, mais que le gestionnaire du permis de coupe, Fornebu, ne lui donne accès qu'à 60 000 mètres cubes. Le reste du bois, au lieu d'être transformé dans la région, serait traité ailleurs par la forestière Irving, selon la direction de Miramichi Lumber.

Le conseil municipal de Miramichi a adopté une résolution pour tenir le plus tôt possible une réunion avec le premier ministre David Alward, les cinq députés provinciaux de la région, la députée fédérale, les dirigeants de la scierie et des représentants municipaux. Le but serait de trouver des moyens pour garder la scierie ouverte et distribuer le bois de façon équitable.

C'est quand même important. C'est 115 [emplois] ici. C'est gros, et avec tout ce qui se passe avec ça, c'est beaucoup. Ça peut affecter 300 ou 400 personnes. Pour nous autres, c'est très important qu'on ait une solution très vite.

Gerry Cormier, maire de Miramichi

Deux députés de la région étaient également présents à la réunion. L'un d'eux, Bill Fraser, député de Miramichi-Baie-du-Vin, affirme qu'il a écrit au premier ministre pour lui rappeler qu'il avait promis que tout le bois coupé à Miramichi serait transformé dans la région.

Les dirigeants de la scierie, les députés et le conseil municipal de Miramichi demandent maintenant au gouvernement de faire respecter les règles. Si Fredericton n'intervient pas d'ici vendredi, la scierie commencera à fermer progressivement.

Fornebu et Irving démentent les allégations de Miramichi Lumber

L'entreprise Fornebu rejette les allégations formulées par les dirigeants de Miramichi Lumber. Par voie de communiqué, le président-directeur général de Fornebu, Kevin Jewett, affirme qu'à titre de gestionnaire du permis de coupe, ce n'est pas le rôle de son entreprise de fournir du bois aux scieries.

M. Jewett ajoute que Miramichi Lumber n'a récolté que 6 % du bois qui lui avait été alloué et que rien ne l'empêche d'en couper davantage.

Pour sa part, la forestière J. D. Irving reproche à Miramichi Lumber d'avoir fait de fausses déclarations concernant l'allocation de bois. Dans un communiqué, la vice-présidente aux communications, Mary Keith, affirme qu'Irving ne prend pas de bois de l'allocation accordée à Miramichi Lumber.

Irving affirme aussi que Miramichi Lumber n'a utilisé qu'une petite partie de son allocation depuis 2009.

Irving demande à Hal Raper, un des gestionnaires de Miramichi Lumber, de se rétracter.

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