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Plus de 30 millions de fillettes risquent l'excision, selon l'UNICEF

Une association de femmes luttant contre l'excision au Sénégal.
Une association de femmes luttant contre l'excision au Sénégal. Photo: AFP / GEORGES GOBET
Radio-Canada

Plus de 125 millions de filles et de femmes dans le monde sont excisées et 30 millions de fillettes pourraient connaître le même sort dans les dix prochaines années, a indiqué l'UNICEF lundi, dans un rapport qui passe en revue 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient.

Bien que l'excision, l'ablation des organes génitaux externes féminins, soit sur le déclin, cette pratique reste néanmoins « presque généralisée » dans certains pays, prévient l'agence spécialisée des Nations unies qui se consacre à la défense des droits des enfants.

Illégale dans une vingtaine de pays africains, en Europe, aux États-Unis et au Canada notamment, la pratique a fait l'objet d'une condamnation de l'ONU, qui a appelé à y mettre fin.

Au niveau mondial, soutient le rapport, « 30 millions de fillettes risquent d'être mutilées dans les dix prochaines années si la tendance actuelle se poursuit ».

Mais, tempère-t-il, l'excision « tend à devenir de moins en moins répandue dans un peu plus de la moitié des 29 pays étudiés ».

L'excision dans certains pays

  • Somalie  : 98 % des femmes entre 15-49 ans ont été excisées
  • Guinée  : 96 %
  • Djibouti  : 93 %
  • Égypte  : 91 %

En revanche, au Kenya et en Tanzanie, « les femmes âgées de 45 à 49 ans sont trois fois plus susceptibles d'avoir été excisées que les filles entre 15 et 19 ans », souligne l'UNICEF.

Au Ghana, 60 % des femmes de 40 ans et plus ont subi une excision, contre 16 % pour les adolescentes. 

« Globalement, le soutien dont [l'excision] jouissait tend à décliner », note le texte. Il souligne également que dans trois pays : la Guinée, la Sierra Leone et le Tchad, les hommes sont plus nombreux que les femmes à vouloir y mettre fin.

« Le défi consiste maintenant à faire en sorte que les filles et femmes, mais aussi les jeunes garçons et les hommes, s'expriment très clairement pour que cette pratique nuisible soit abandonnée », a dit Geeta Rao Gupta, directrice générale adjointe de l'UNICEF.

Avec les informations de Agence France-Presse

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