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Attaques meurtrières contre des prisons irakiennes

Un soldat iraquien

Un soldat iraquien

Photo : AFP / AHMAD AL-RUBAYE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une cinquantaine de personnes ont été tuées en Irak lors d'attaques contre des prisons de Bagdad, d'où plusieurs détenus se seraient évadés. Dans le nord du pays, 22 soldats ont aussi perdu la vie lors d'un attentat à la voiture piégée contre un convoi militaire.

Selon l'Agence France-Presse, des attaques coordonnées, menées par des groupes armés, se sont déroulées dans la nuit de dimanche à lundi contre les prisons de Taji, au nord de Bagdad, et celle d'Abou Ghraib, dans l'ouest de la capitale irakienne.

D'après plusieurs sources, dont le réseau Al-Jazira, de nombreux détenus, dont plusieurs terroristes du réseau Al-Qaïda, ont réussi à prendre la fuite lors des assauts qui ont a fait au moins 56 morts et de nombreux blessés.

À la prison de Taji, des combattants ont d'abord bombardé la prison au mortier avant de forcer l'entrée de l'enceinte en faisant exploser deux voitures piégées devant la porte. Un autre groupe armé a procédé de la même façon pour attaquer la prison d'Abou Ghraib.

Les gardiens et les forces de sécurité ont combattu plusieurs heures, aidés d'hélicoptères, pour repousser les attaques et rattraper les évadés.

Au moins 26 policiers, soldats et gardiens ont perdu la vie au cours des assauts qui visaient à libérer des détenus.

Par ailleurs, une vingtaine de prisonniers ont été tués et 25 autres ont été blessés lors des émeutes qui ont suivi les attaques dans les centres de détention, selon un premier bilan des autorités irakiennes.

Si plusieurs sources médiatiques affirment que de nombreux détenus ont réussi à s'évader lors des attaques, le ministère de l'Intérieur irakien affirme de son côté que les assaillants ont échoué. La chasse à l'homme qui a suivi les attaques contre les centres de détention visait à rattraper les assaillants en fuite et non pas des évadés.

Les forces de sécurité irakiennes ont mis au total une dizaine d'heures pour repousser les assaillants et contenir les émeutes qui ont suivi dans les deux centres de détention.

Attentat contre un convoi militaire à Mossoul

Pendant ce temps, dans le nord du pays, 22 soldats et trois civils ont été tués lors d'un attentat à la bombe menée contre un convoi militaire lundi matin dans la ville de Mossoul, dans le nord de l'Irak.

L'attentat a eu lieu dans le quartier de Kokchali de Mossoul, où un homme au volant d'une voiture bourrée d'explosifs a fait exploser son véhicule à proximité d'un convoi militaire.

Une seconde attaque, dans l'ouest de Mossoul cette fois, a tué quatre policiers lundi.

L'identité des groupes qui ont mené cette série d'attaques à Mossoul et à Bagdad n'est pas connue pour l'instant. Les autorités irakiennes soupçonnent cependant le réseau Al-Qaïda qui multiplie les attentats en Irak pour déstabiliser le fragile régime en place.

Ce regain de violence dans le pays survient alors que des dizaines de millions d'Irakiens observent ce mois-ci le jeûne du ramadan.

Près de 600 personnes ont été tuées dans des attaques et attentats à caractère politique en Irak depuis le début du mois de juillet.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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