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Le CP et le CN resserrent leurs règles de sécurité

Des employés de chemin de fer près d'un train du CP garé à Toronto

Des employés de chemin de fer près d'un train du CP garé à Toronto

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les deux plus grands transporteurs ferroviaires canadiens, le Canadien Pacifique (CP) et le Canadien National (CN), resserrent leurs politiques de sécurité sur l'ensemble de leurs réseaux à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic.

« Les événements récents nous ont donné l'occasion de revoir en profondeur nos règles de sécurité », affirme le porte-parole du CP, Ed Greenberg, dans un courriel à CBC. « Nous croyons que l'adoption de mesures de sécurité additionnelles était la chose prudente à faire dans les circonstances », poursuit-il.

Le transporteur ferroviaire prévoit revoir la sécurité de trois façons :

  • Il sera désormais obligatoire de verrouiller les locomotives des convois devant être laissées sans surveillance à l'extérieur d'un terminal ou d'un centre de triage. Cette mesure était déjà appliquée dans certaines zones à risque, mais elle sera étendue à l'ensemble du réseau;
  • La procédure d'engagement des freins a été renforcée pour correspondre aux normes en vigueur ou les excéder;
  • Les trains dont les wagons-citernes contiennent des matières dangereuses ne seront plus laissés sans surveillance sur les voies principales.

Selon un bulletin interne obtenu par le Globe and Mail, la direction du CP agit de façon proactive, car elle anticipe « une réforme substantielle » des règles de sécurité ferroviaire par Transports Canada à la suite de la catastrophe de Lac-Mégantic.

Or, selon Claude Martel, président de l'Institut de recherche sur l'histoire des chemins de fer au Québec, « ces mesures sont nouvelles sur papier, mais dans les faits, c'est déjà ce que l'on fait ».

En entrevue à l'émission 24 heures en 60 minutes, sur les ondes de RDI, M. Martel a soutenu jeudi qu'il s'agit essentiellement d'une annonce stratégique de la part du CP pour rassurer la population, alors que la tragédie de Lac-Mégantic a soulevé des inquiétudes, et pour s'assurer que son personnel a des consignes claires et ainsi éviter d'être accusé de négligence en cas d'accident.

Claude Martel rappelle qu'il existe déjà un règlement national sur l'opération des chemins de fer, « mais chaque compagnie, selon sa particularité géographique, selon le genre d'exploitation qu'elle fait, va aussi avoir ses propres instructions spéciales ».

Par exemple, « dans le cas du Canadien National, c'est déjà convenu que si vous avez entre 70 et 79 wagons, vous devez mettre au moins huit freins à main », a-t-il expliqué.

Le CN a d'ailleurs lui aussi renforcé ses mesures de sécurité. « Le CN a déjà commencé à revoir toutes ses mesures de sécurité à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic », explique le porte-parole du CN, Mark Hallman, au réseau CBC. Il rappelle que les trains du CN sont munis de freins hydrauliques tout le long des convois, en plus des freins mécaniques dans les locomotives. M. Hallman dit aussi que toutes les fenêtres et portes sont verrouillées sur les trains.

Les locomotives du CN sont aussi munies d'un dispositif d'application automatique des freins qui s'enclenche lorsqu'un mouvement est détecté et que les conducteurs ne réagissent pas.

Le CN et le CP s'assurent aussi de retirer le dispositif d'inversion de marche des locomotives lorsqu'elles sont arrêtées. C'est ce dispositif qui détermine la direction du train (marche avant ou marche arrière). Lorsque le dispositif est retiré, la locomotive se trouve immobilisée, même si le moteur est en marche.

Par ailleurs, les deux compagnies ferroviaires disent avoir deux employés à bord de chaque train, en tout temps.

Rappelons que le train qui a déraillé à Lac-Mégantic n'avait, avant de rouler sans conducteur, qu'un employé à son bord, ce qui est permis en vertu des normes fédérales.

Même si les règles de sécurité nouvellement annoncées étaient déjà appliquées, Claude Martel estime qu'elles pourront servir lors de la mise à jour des règlements Transports Canada, qui consulte déjà l'industrie ferroviaire dans l'élaboration des règlements.

L'UMQ envoie une motion sur la sécurité ferroviaire aux municipalités

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a commencé à transmettre mardi aux administrations municipales un modèle de résolution visant à resserrer la réglementation en matière de sécurité ferroviaire, qui est de juridiction fédérale.

Les conseils municipaux du Québec, du Canada et des États-Unis sont invités à faire adopter cette résolution afin d'envoyer un message fort aux gouvernements.

Selon le porte-parole de l'UMQ, la missive a été transmise à une dizaine d'associations de municipalités au Canada et à une quarantaine d'associations américaines, 

« C'est un appel à la mobilisation. Comme on dit, l'union fait la force », affirme M. Sormany, porte-parole de l'UMQ.

La motion stipule notamment « qu'il est urgent de resserrer les normes et la réglementation entourant les activités des compagnies de chemin de fer puisqu'elles traversent des territoires sous responsabilité municipale ». Les municipalités se sont heurtées à un manque d'écoute et d'ouverture des décideurs, indique-t-on dans le document.

Par ailleurs, l'UMQ invite les municipalités à se joindre à la Coalition municipale transfrontalière pour la sécurité ferroviaire, une nouvelle entité mise sur pied après le déraillement mortel de Lac-Mégantic.

https://ici.radio-canada.ca/sujet/lac-megantic Consultez notre section spéciale.

Avec les informations de La Presse canadienne

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