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Recours collectif sans précédent pour 16 000 Autochtones

Le groupe a parcouru plus de 1 500 kilomètres.
Le groupe a parcouru plus de 1 500 kilomètres.

La Cour supérieure de l'Ontario autorise un recours collectif pour 16 000 enfants autochtones, arrachés à leur famille dans les années 60 à 80.

Selon le recours, ces enfants, adoptés par des familles non autochtones de 1965 à 1986, auraient souffert d'une perte de leur identité culturelle, qu'ils ont appelée « sixties scoop ».

L'avocat des plaignants indique qu'il s'agit d'une cause sans précédent. Selon Jeffery Wilson, les Autochtones engagés dans le recours collectif doivent recevoir la même reconnaissance que ceux qui ont été envoyés dans des pensionnats autochtones. Les enfants autochtones ont perdu leur langue et leur culture, et ils en souffrent aujourd'hui à l'âge adulte.

L'argent n'est pas une motivation. Au-delà d'un dédommagement financier, il faut s'assurer que cela ne se reproduise plus.

L'avocat Jeffery Wilson

La Couronne, cependant, estime que la perte de l'identité culturelle n'est pas couverte par les lois. C'est d'ailleurs la première fois qu'une cause semblable est entendue par la Cour supérieure.

Soulagement

L'une des enfants au cœur du recours collectif est aujourd'hui à la tête du conseil de bande d'une communauté autochtone du Nord de l'Ontario. Marcia Brown Martel a été adoptée à l'âge de 9 ans. « Ce nom avec lequel je me présente aujourd'hui n'est pas le mien », dit-elle. C'est l'un des exemples qu'elle cite en parlant de perte d'identité.

C'est une injustice pour tous les enfants de ce pays.

La chef autochtone Marcia Brown Martel

Marcia Brown Martel a rompu ses liens avec sa famille adoptive à 18 ans, pour retourner dans sa réserve. Elle se dit soulagée que le recours collectif puisse finalement aller de l'avant.

La chef autochtone de Beaverhouse, près de Kirkland Lake, dans le Nord de l'Ontario, mène cette bataille juridique depuis quatre ans contre le gouvernement canadien. Le fédéral a jusqu'au mois de septembre pour en appeler, ce qui risque fort de se produire, selon elle.

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