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Au moins 6 morts dans le déraillement d'un train près de Paris

L'heure G., 31 juillet 1990

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un train a déraillé à grande vitesse vendredi soir au sud de Paris, dans la commune de Brétigny-sur-Orge, faisant au moins six morts et neuf blessés graves, selon le préfet du département de l'Essonne, Michel Fuzeau. 

Selon le ministère de l'Intérieur, 22 personnes ont été légèrement blessées. En milieu de soirée, elles avaient toutes été évacuées vers les hôpitaux de la région.

« Le bilan à ce stade est en constante évolution malheureusement et va s'alourdir sans doute », avait-il affirmé en matinée, avant de rajouter en après-midi que 192 personnes étaient « impliquées » dans cet accident, c'est-à-dire qu'elles auraient été prises en charge par les secours.

Le train assurait la liaison entre Paris et Limoges. Il transportait environ 350 personnes quand il a déraillé vers 17 h 15, heure locale, près la gare de Brétigny-sur-Orge, à environ 20 kilomètres au sud de Paris, a indiqué un responsable de la Société nationale des chemins de fer (SNCF), Jean-Paul Boulet.

Quatre wagons du train sont sortis des rails, a ajouté M. Boulet. Le ministre des Transports a été dépêché sur les lieux de l'accident.

Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a parlé d'une « catastrophe ferroviaire ». Trois enquêtes ont déjà commencé sur les lieux de l'accident. 

«  Il n'est pas à l'heure actuelle possible de connaître les causes de cette catastrophe, c'est beaucoup trop tôt. »

— Une citation de  Guillaume Pépy, président de la SNCF

Une source interne de la SNCF a dit à l'AFP « n'avoir aucune idée de ce qui a bien pu se passer. Ce n'est pas une collision et ce n'est pas un problème de vitesse. » Toutes les autorités concernées se refusent toutefois à émettre une hypothèse de l'accident.

Les secours sont sur place près de la gare de Brétigny-sur-OrgeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les secours sont sur place près de la gare de Brétigny-sur-Orge

Photo : AFP / MARTIN BUREAU

Le préfet de l'Essonne, où a déraillé le train, a déjà déclenché « le plan rouge », qui vise à encadrer l'intervention des premiers secours. Quelque 200 personnes se trouvent actuellement sur place, incluant des médecins, des pompiers, des gens de la Croix-Rouge et de l'aide pour le soutien psychologique. Huit hélicoptères ont été dépêchés afin de transporter les blessés à l'hôpital le plus rapidement possible.

Un responsable des secours a expliqué à l'Agence France-Presse qu'un wagon s'était couché avec des passagers, sans doute incarcérés à l'intérieur.

« Le train est arrivé en gare à grande vitesse. Il a été séparé en deux pour une raison encore inconnue. Une partie du train a continué à rouler, tandis qu'une autre s'est couchée sur le flanc sur le quai », a indiqué une source policière.

« Il y a eu de grosses secousses, le train a ralenti et il y a eu de la fumée un peu partout », a raconté l'un des rescapés du train.

Le maire réagit

Selon le maire socialiste de Brétigny-sur-Orge, Bernard Decaux, le bilan « risque d'être très lourd ».

« Tout le monde court dans tous les sens. C'est la panique. C'est un spectacle apocalyptique. Nous essayons d'organiser les choses, mais nous dépendons des pompiers. Nous sommes tous en train de nous parler difficilement. Nous allons ouvrir des salles à la mairie », a-t-il ajouté.

Le président de la République française François Hollande doit se rendre sur place en soirée.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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