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Du fluor dans l’eau potable pour la moitié des Québécois d'ici cinq ans

Du fluor dans l’eau potable pour la moitié des Québécois d'ici cinq ans
Geneviève Proulx

La Direction de la santé publique veut faire la promotion de la fluoration de l'eau, ce qui fait réagir certains Estriens. Selon le quotidien Le Devoir, la DSP entend se lancer dans une vaste offensive publicitaire pour faire la promotion de la pratique.

L'organisation souhaiterait faire en sorte que la moitié de la population québécoise boive de l'eau contenant du fluor d'ici cinq ans. Les partisans de cette idée soutiennent que ce serait un moyen simple et peu coûteux de combattre la carie dentaire à large échelle. Le Dr Arruda, de la Direction de la santé publique du Québec, reconnaît que la santé dentaire n'est pas toujours perçue aussi sérieusement que d'autres maladies et qu'il importe donc, à son avis, de donner un « coup de pouce à la nature » pour agir en amont.

Le Dr André Lavallière, qui est dentiste-conseil à la Direction de la santé publique de l'Estrie, estime qu'il s'agit d'un véritable fléau. « La carie dentaire est une maladie qui affecte la quasi-totalité de la population. Ça affecte les enfants, les adolescents, les adultes, les personnes âgées. Ce qui fait que la carie dentaire est l'un des problèmes de santé les plus coûteux. Les coûts reliés à la carie dentaire représentent 3 milliards de dollars par an au Québec », explique-t-il.

Plutôt que de tenter de convaincre les municipalités de fluorer l'eau, la nouvelle stratégie vise les citoyens afin qu'ils appuient les démarches des élus qui favorisent la fluoration. Le fluor consommé est absorbé par l'intestin et durant la croissance et la création de l'émail, ce fluor se fixe et vient contribuer à avoir des dents beaucoup plus solides, indique-t-on.

De leur côté, les opposants s'inquiètent des possibles impacts de la fluoration de l'eau sur la santé humaine et sur l'environnement. « On nous répond toujours que la fluoration c'est bon et qu'il n'y aucun risque et que tout est magnifique et très efficace. On va continuer à travailler fort pour montrer l'autre côté de la médaille. Pour nous, les informations qui nous sont présentées, ça ne nous montre pas une image globale de la vraie situation, du vrai portrait de la situation », déplore une des membres du Regroupement Pour une eau saine à Richmond, Mandy Demers.

À Richmond où le débat fait rage depuis quelques années, les élus se sont dits ouverts à tenir un référendum sur la question. 

Selon certaines études, la fluoration de l'eau pourrait réduire la carie dentaire de 40 %. Au Québec, 3 % de la population consomme une eau fluorée. La province a pris du retard sur son ancien objectif qui était de faire passer le taux de pénétration de la fluoration de 7 à 50 % entre 2005 et 2012.

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