•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des propriétaires de gîtes dénoncent l'hébergement illégal

Affiche générique d'un gîte
Affiche générique d'un gîte
Radio-Canada

L'Association des gîtes et résidences touristiques de Montréal (AGTM) réclame des mesures immédiates pour mettre fin à la prolifération d'établissements illégaux.

Elle a fait parvenir vendredi une mise en demeure en ce sens au ministre délégué au Tourisme du Québec, Pascal Bérubé, de même qu'aux maires de la ville de Montréal et de l'arrondissement du Plateau Mont-Royal.

L'Association déplore que les diverses instances gouvernementales n'aient rien fait pour enrayer le problème de façon définitive, malgré de multiples rencontres. L'AGTM affirme qu'elle se bat contre le fléau de l'hébergement illégal depuis cinq ans. Selon elle, on trouve en ce moment près de 6500 établissements illégaux à Montréal, contre 117 gîtes et résidences touristiques légaux.

Des sites comme AirBnB permettent aux particuliers d'annoncer, par exemple, la location d'une chambre dans une résidence privée, pour une période donnée. Le site prend une commission sur la transaction entre le locateur et le locataire temporaire.

Certains hôteliers et aubergistes ont décidé de ne pas attendre l'intervention du gouvernement en créant le site internet tourismeaunoir.com qui dénonce des hôteliers illégaux.

À New York, où la pratique est illégale, un utilisateur du site AirBnB qui louait une chambre chez lui a reçu une amende de près de 2500$. Paris songe à encadrer ce type de locations très populaire dans la Ville lumière. À Amsterdam, ce type de location est toléré et encadré.

L'AGTM estime que le statu quo est synonyme d'injustice et de pertes faramineuses en revenus.

En mai dernier, l'Association des hôteliers du Québec (AHQ) avait aussi demandé au gouvernement du Québec d'agir rapidement afin de contrer l'hébergement illégal. Elle affirmait que la concurrence engendrée par la location de chambres, d'appartements ou de chalets qui ne respectaient pas les règles mettait en péril la pérennité des établissements conformes.

Le ministre Pascal Bérubé, qui disait en mai réflechir à une solution, n'a pas commenté sa mise en demeure. Quant à la ville de Montréal et à l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, ils estiment que la responsabilité du dossier revient au gouvernement du Québec.

Avec les informations de La Presse canadienne

Économie