•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Condition de la femme : l'Île-du-Prince-Édouard essuie des critiques

Salle d'avortement

Salle d'avortement (Archives)

Radio-Canada

Le Conseil consultatif sur la condition de la femme de l'Île-du-Prince-Édouard se montre particulièrement sévère envers le gouvernement, car l'avortement n'est toujours pas offert dans la province.

L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province canadienne qui n'offre pas le service d'avortement. Les femmes qui veulent une interruption de grossesse doivent se rendre en Nouvelle-Écosse ou au Nouveau-Brunswick pour subir cette intervention. Selon les circonstances, le gouvernement provincial peut en payer les coûts.

« Cette situation est injuste et ce n'est pas acceptable », lance Jane Ledwell, directrice générale du Conseil consultatif sur la condition de la femme. Elle ne voit aucune volonté de la part du gouvernement d'offrir ces services, malgré le fait que l'avortement est légal au Canada depuis 25 ans.

Selon Mme Ledwell, les femmes de l'île n'ont pas les mêmes droits que les autres Canadiennes.

Ça limite sévèrement les choix pour des femmes qui n'ont pas un revenu décent, pour les jeunes, pour les femmes qui sont les plus vulnérables, et ça, c'est un problème.

Jane Ledwell, directrice générale du Conseil consultatif sur la condition de la femme de l'Île-du-Prince-Édouard

Jane Ledwell estime d'ailleurs que l'Île-du-Prince-Édouard contrevient à la loi canadienne sur la santé.

Le premier ministre Robert Ghiz a répété à maintes reprises que le statu quo était tout à fait acceptable. Le gouvernement provincial indique qu'il n'a pas les moyens d'offrir tous les services en santé, dont l'avortement.

Santé publique

Société