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Égalité santé en français à bout de patience

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Travail des téléphonistes de différentes entreprises devant des standards téléphoniques.(1930 à 1976)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le groupe Égalité santé en français, au Nouveau-Brunswick, déplore que le rattrapage entre anglophones et francophones se fasse à pas de tortue. Il demande à la province d'accélérer la cadence.

Le président d'Égalité santé en français, le Dr Hubert Dupuis, montre des signes d'impatience face à la lenteur du gouvernement provincial.

« À la fin du plan de rattrapage, à la fin des cinq ans, les institutions francophones ne seront pas égales avec les institutions anglophones », dit-il en parlant du plan de cinq ans qu'a prévu la province pour que francophones et anglophones aient accès aux mêmes soins dans leur langue.

Ce plan, dévoilé en novembre dernier par le gouvernement Alward, avait été acclamé par le Dr Dupuis. « Je crois que c'est la première fois au Nouveau-Brunswick, peut-être même au Canada, que nous avons un plan pour essayer de rééquilibrer les services de santé entre les communautés francophone et anglophone », s'était-il exclamé.

Aujourd'hui, le Dr Dupuis croit que le gouvernement doit en faire davantage.

L'égalité est encore à faire, et je crois que ce que l'on dit, c'est que si on garde le même rythme, on ne va jamais y arriver. On y arrivera peut-être pour l'an 3000.

Dr Hubert Dupuis, président d'Égalité santé en français

Égalité santé en français demande à la province de revoir la gestion des régies régionales et de désigner bilingues des postes clés de la haute fonction publique.

Le groupe demande l'abolition du Conseil de la santé et d'Ambulance Nouveau-Brunswick.

Selon Égalité santé en français, l'agence Facilicorp, qui s'occupe de l'approvisionnement des centres de santé, n'a plus sa raison d'être.

« Maintenant, on a deux régies de santé bien assises. Les services qui sont rendus par Facilicorp devraient être donnés aux deux réseaux de santé », dit-il.

Malgré tout, le Dr Dupuis préfère mettre l'accent sur les progrès réalisés depuis cinq ans. « Moi je pense qu'on a fait des pas en avant, je pense qu'il y a lieu d'espérer. »

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