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Rendement peu reluisant pour la solution de rechange à l'hélicoptère Sea King

Consommateurs avertis, 18 février 1976

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec près de cinq ans de retard sur la livraison du Cyclone de Sikorsky, certains commencent à douter que ces hélicoptères soient la solution viable pour remplacer les hélicoptères Sea King, en commençant par le gouvernement canadien.

La ministre des Travaux publics Rona Ambrose a demandé à des consultants privés d'évaluer où en est le dossier. Elle veut s'assurer que Sikorsky est vraiment capable de respecter le contrat.

Quand la base de Shearwater en Nouvelle-Écosse a reçu quatre Cyclone, les hélicoptères ont été accueillis en grande pompe, même avec des années de retard et des millions de dollars en dépassement de coût. Le contrat de plus de 5 milliards $ pour 28 appareils et des années d'entretien était alors loin d'être rempli, et ne l'est toujours pas aujourd'hui.

Les quatre appareils ne font finalement pas l'affaire, même pour l'entraînement. « Cet hélicoptère ne pas possède toutes les fonctions, tout l'équipement », admet Peter MacKay, ministre de la Défense nationale.

Le Cyclone était encore en développement quand le Canada l'a choisi. Ce produit, moins cher, devait être modelé selon la vision des Forces canadiennes.

« Les raisons pour lesquelles le Cyclone a été déclaré gagnant en 2004 ont changé en cours de route », explique Jean-Christophe Boucher, professeur en science politique de l'Université MacEwan. « Et là, il n'est pas clair s'il peut remplir les fonctions comme on le voudrait. » Le Cyclone serait trop lourd, avec des capacités de combat réduites.

Hélicoptère Sikorsky CH-148 CycloneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'essai d'un hélicoptère Sikorsky CH-148 Cyclone par les Forces canadiennes, à Halifax, le 1er avril 2010.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Sikorsky travaille encore sur ses capacités de vol la nuit et au-dessus de l'eau. Il doit également régler les problèmes d'atterrissage en haute mer.

Dans cette optique, le Cyclone est loin d'être idéal pour remplacer les Sea Kings. Recommencer à zéro pourrait toutefois coûter très cher. « Pour terminer ce contrat, il y a des conséquences très lourdes pour Sikorsky et le gouvernement du Canada », souligne le ministre MacKay.

Sikorsky et le gouvernement canadien ont donc l'intention de continuer dans la même voie.

L'entreprise américaine parle d'une livraison possible, mais non confirmée, en 2017.

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