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L'émir du Qatar abdique au profit de son fils

Collage : cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, lors de l’ouverture du sommet de la Ligue arabe, à Doha, le 26 mars 2013, et son fils, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, à son arrivée à la capitale du Bahreïn, Manama, le 24 décembre 2012.
Collage : cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, lors de l’ouverture du sommet de la Ligue arabe, à Doha, le 26 mars 2013, et son fils, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, à son arrivée à la capitale du Bahreïn, Manama, le 24 décembre 2012. Photo: AFP / KARIM SAHIB/MOHAMMED AL-SHAIKH
Radio-Canada

L'émir du Qatar, le cheik Hamad ben Khalifa Al Thani, a abdiqué mardi au profit de son fils, le cheik Tamin, 33 ans, affirmant vouloir passer le flambeau à la nouvelle génération.

Dans un discours diffusé à la télévision, l'émir a soutenu que « le temps est venu d'ouvrir un nouveau chapitre ».

Je suis convaincu que, pour Tamim, l'intérêt du pays et la prospérité de son peuple seront des priorités.

Le cheik Hamad ben Khalifa Al Thani

Cette passation de pouvoir constitue une première dans le monde arabe et dans ce riche État gazier du Golfe. Elle ne devrait cependant pas impliquer de changements majeurs pour le pays, un proche allié des États-Unis, dont il abrite une base militaire.

L'Agence de notation financière Standard & Poor's (S&P) a d'ailleurs indiqué que le pays maintenait sa classification AA avec une perspective stable. Aucun changement majeur n'est prévu, dans la mesure où le nouvel émir « partage largement la politique de son père », a précisé l'agence.

Le cheik Hamad avait lui-même détrôné son père le 27 juin 1995. En 18 ans, il a hissé son pays au palmarès des nations les plus riches au monde, grâce à sa gestion de ses considérables réserves gazières, en plus de mener une offensive diplomatique qui l'a conduit à se positionner comme un acteur majeur dans la région. Le Qatar soutient plusieurs gouvernements islamistes issus du printemps arabe, en plus d'appuyer la rébellion syrienne.

Récemment, le Qatar a tenté de convaincre l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) de déménager sur son territoire le siège de l'organisation onusienne, établi à Montréal depuis 1947, avant de retirer son offre. Le petit État a par ailleurs obtenu la présentation de la Coupe du monde de football en 2022.

Nommé prince héritier il y a dix ans, le cheik Tamim était commandant en chef adjoint des forces armées. À l'instar de plusieurs leaders du Moyen-Orient, il a été éduqué en Angleterre, notamment à l'Académie royale militaire de Sandhurst. Selon des sources diplomatiques, il aurait d'excellentes relations avec l'Occident.

Mardi a été proclamé jour férié au Qatar. De nombreuses personnalités ont prêté allégeance au nouvel émir, dont le célèbre prédicateur Youssef Al-Qaradaoui, lié aux Frères musulmans.

Faut-il avoir peur du Qatar? À l'émission Désautels, Jacques Beauchamp s'entretient avec Christian Chesnot, co-auteur du livre Qatar, les secrets du coffre-fort.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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