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Edward Snowden toujours en Russie, confirme Vladimir Poutine

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Des habitants de Hong Kong ont affiché leur soutien à l'ancien espion américain.

Des habitants de Hong Kong ont affiché leur soutien à l'ancien espion américain.

Photo : AFP / PHILIPPE LOPEZ

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président russe Vladimir Poutine confirme que l'ex-analyste de l'agence de sécurité nationale américaine (NSA), Edward Snowden, se trouve toujours en Russie. L'homme, activement recherché par les États-Unis pour espionnage, serait toujours dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou.

Plus tôt mardi, le gouvernement russe a rejeté les allégations américaines voulant que Moscou ait joué un rôle dans la fuite d'Edward Snowden, affirmant qu'il s'agit d'accusations inacceptables.

Selon Vladimir Poutine, l'arrivée de Snowden à Moscou à titre de passager en transit était tout à fait inattendue. Techniquement, un passager qui demeure dans la zone de transit d'un aéroport est considéré être toujours en zone internationale. Il n'est donc pas considéré comme étant entré formellement en Russie.

Soulignant que Snowden n'avait commis aucun crime en Russie et qu'il demeurerait libre jusqu'à nouvel ordre, Vladimir Poutine a expliqué qu'il ne serait pas arrêté ni extradé vers les États-Unis.

Le président russe a dit espérer que cette affaire ne nuise pas aux relations entre Moscou et Washington.

La porte-parole de la Maison-Blanche pour la sécurité nationale, Caitlin Hayden, a affirmé qu'il existait une « base juridique claire » pour extrader Edward Snowden vers les États-Unis.

Une hypothèse veut que Snowden demeure en transit jusqu'à ce que le gouvernement de l'Équateur accepte sa demande d'asile.

En ce qui a trait à la destination d'Edward Snowden, le président Poutine a déclaré que « plus vite il trouvera une destination et mieux ce sera ».

L'ex-agent de la sécurité nationale américaine, qui a fui les États-Unis après avoir révélé l'existence d'un système secret d'espionnage des communications téléphoniques et Internet des citoyens, a quitté dimanche Hong Kong à destination de Moscou.

Demeurer en permanence en Russie?

L'organisation WikiLeaks, spécialisée dans la publication de documents secrets, a commenté l'affaire via son compte Twitter en affirmant qu'Edward Snowden « pourrait rester en permanence en Russie à cause de l'annulation de son passeport et du harcèlement des pays intermédiaires ».

« Le département d'État des États-Unis a envoyé un message au gouvernement d'Équateur, à notre ministère des Affaires étrangères à Quito, à propos de M. Snowden », a annoncé mardi le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño.

Siège vide

Le siège vide que devait occuper Edward Snowden dans l'avion qui relie Moscou à La Havane.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le siège vide que devait occuper Edward Snowden dans l'avion qui relie Moscou à La Havane.

Photo : AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV

Selon les autorités aéroportuaires russes, Edward Snowden n'a jamais pris lundi un avion qui devait le conduire de Moscou à Cuba.

Le siège réservé à son nom dans l'avion est d'ailleurs demeuré vide tout le vol, ont constaté des journalistes qui ont voyagé à bord de l'avion.

Les médias et le gouvernement américain étaient sans nouvelles de l'ex-analyste depuis.

Activement recherché

Le président Barack Obama lui-même a indiqué que les États-Unis suivaient « toutes les voies légales et travaillaient avec plusieurs autres pays » pour obtenir l'arrestation du fugitif.

Edward Snowden a reconnu être à l'origine des fuites sur l'existence d'un vaste programme de surveillance des communications téléphoniques et par Internet, le PRISM. Il a également affirmé que la NSA piratait depuis 2009 les ordinateurs d'institutions appartenant à l'ancienne colonie britannique, ainsi qu'à la Chine.

Ses révélations, publiées début juin par les quotidiens Guardian et Washington Post, montrent comment la NSA a amassé quantité de données téléphoniques et numériques provenant d'entreprises telles que Verizon, Google, Apple et Facebook.

Avec les informations de Agence France-Presse

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