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Bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa : un parcours difficile

L'hôtel de ville d'Ottawa.
L'hôtel de ville d'Ottawa.
Radio-Canada

Les quelques élus francophones et francophiles de la Ville d'Ottawa se sont rencontrés en caucus, jeudi, sans toutefois aborder de plein front une éventuelle désignation bilingue de la Municipalité.

Cette mesure continue de soulever de la réticence, rapporte le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, membre du caucus francophone. « Il y a des quartiers et des conseillers qui ne sont pas vraiment favorables à cette idée », avance-t-il.

Au début juin, le maire Jim Watson avait lui-même rejeté la recommandation du commissaire aux services en français de l'Ontario qui demandait une désignation bilingue pour la Ville.

Selon le conseiller Fleury, la principale opposition réside dans les coûts supplémentaires qui y seraient associés. « On a une bonne politique en place, mais elle serait bonifiée par cette désignation-là. Ça voudrait dire beaucoup de postes officiellement bilingues », note-t-il.

Il ne faut pas rentrer dans une bataille linguistique. [...] C'est de l'étapisme. Il faut avoir un peu de progrès pour s'assurer de garder nos acquis.

Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier

Le conseiller de Rideau-Vanier souhaite également éviter de « lancer dans un débat où on diviserait la communauté [...] Il faut avancer ensemble. Les étapes que le Sommet des États généraux [de la francophonie d'Ottawa] nous ont fournies et le groupe de travail vont nous amener à cette discussion-là . »

Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier (archives).Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier (archives).

« Pour moi, ce qui est important c'est qu'on soit servis en français lorsqu'on le demande et qu'on continue à améliorer nos services. Oui, éventuellement il pourrait y avoir cette discussion-là pour rendre Ottawa officiellement bilingue. Après tout, c'est la capitale du pays qui est bilingue », avance le conseiller.

Mathieu Fleury ajoute que les accrocs à la politique actuelle ne sont pas évitables, mais qu'ils constituent « une minorité ».

Il aimerait par ailleurs que les gouvernements fédéral et provincial viennent éventuellement appuyer la Ville d'Ottawa dans ces démarches.

Ottawa-Gatineau

Affaires municipales