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Brésil : Rio et Sao Paulo annulent la hausse des tarifs

Des manifestants veulent bloquer l'accès à un match de football à Fortaleza.

Photo : AFP / YURI CORTEZ

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La colère des Brésiliens a fait reculer les autorités de Sao Paulo et Rio de Janeiro qui ont annoncé mercredi l'annulation des hausses de tarifs des transports en commun.

Les maires des deux mégapoles en ont fait l'annonce dans une tentative de résorber les manifestations qui paralysent le pays depuis une semaine. Certains meneurs du mouvement dont déclaré que les revendications s'orienteraient désormais vers la gratuité des transports en commun.

Ces annonces n'ont pas ralenti l'ardeur des manifestants, qui ont bloqué plusieurs artères de Sao Paulo, capitale économique du pays, mercredi. Des affrontements entre policiers et militants ont aussi été rapportés à Niteroi, de l'autre côté de la baie de Rio. Certains actes de violence et de vandalisme étaient aussi déplorés par le maire de la ville, qui a rappelé que de telles agressions ne seraient jamais tolérées.

La Force nationale pour protéger les matchs

Le gouvernement brésilien a d'ailleurs déployé des troupes d'élite de la police dans cinq des six villes où se déroulent les matchs de la Coupe des confédérations, une répétition générale en vue du rendez-vous planétaire de la Coupe du monde de soccer, en 2014.

Les renforts sont notamment présents à Fortaleza, dans le nord-est du pays, où le Brésil rencontrait le Mexique, mercredi, et où des manifestations ont tout de même eu lieu. L'armée se déployait aussi à Rio de Janeiro, Salvador, Belo Horizonte et dans la capitale fédérale, Brasilia.

Cette Force nationale assume un rôle de police dans tous les États brésiliens en cas de conflits sociaux ou de situations exceptionnelles.

La Force nationale a un rôle de conciliateur, de médiateur, et non de répression.

Le ministère de la Justice

Depuis Brasilia, la présidente Dilma Rousseff s'est employée à désamorcer le mouvement de protestation en reconnaissant la nécessité d'améliorer les services publics et d'avoir une meilleure gouvernance à tous les niveaux.

Elle a également salué les manifestants qui renforcent, selon elle, la démocratie brésilienne.

« Aujourd'hui, le Brésil s'est réveillé plus fort qu'avant », ajoute-t-elle dans un communiqué.

Insatisfaction croissante

Le mouvement de protestation a débuté la semaine dernière lors de l'annonce de l'augmentation des tarifs d'autobus. Les manifestants protestent contre cette hausse et les coûts prohibitifs de l'organisation du Mondial 2014. La population se plaint du coût de la vie et des taxes élevées alors que les services de santé et d'éducation sont déficients. Cette flambée de révolte surgit alors que le Brésil traverse une période économique délicate marquée par une faible croissance et une hausse de l'inflation.

La mobilisation est sans précédent depuis les manifestations contre l'ancien président Fernando Collor de Mello, accusé de corruption et destitué en 1992.

Les organisateurs ont appelé les protestataires, via les réseaux sociaux, à manifester jeudi à Sao Paulo et Rio de Janeiro, accentuant la pression sur les pouvoirs publics qui s'apprêtent aussi à recevoir plus de 2 millions de visiteurs en juillet pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), réunissant des catholiques du monde entier.

À Rio, les manifestants sont appelés à se rendre au stade Maracana, où doit se tenir match de la Coupe des confédérations opposant l'Espagne à Tahiti.

Le chef de la Sécurité publique de Sao Paolo a par ailleurs annoncé que 63 personnes avaient été arrêtées en lien avec les manifestations de mardi.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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