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Langues officielles : les changements au N.-B. froidement accueillis

Assemblée législative du Nouveau-Brunswick

L'édifice de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick (archives).

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les changements apportés à la loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick sont mineurs et ne répondent pas aux demandes exprimées par l'ensemble de la société acadienne, selon un spécialiste des questions linguistiques.

Le projet de loi tant attendu a été déposé vendredi. Les progressistes-conservateurs et les libéraux ont approuvé les changements proposés à loi sur les langues officielles.

« Nous sommes vraiment fiers que nous continuions d'avancer comme une société », a souligné le premier ministre, David Alward.

« C'est très positif aussi de dire qu'on va avoir un plan qui a besoin d'être [exhaustif] pour vraiment instaurer et s'assurer que les obligations et responsabilités qui sont dans la loi soient respectées à travers du gouvernement », a déclaré le chef libéral, Brian Gallant.

Il y a plusieurs changements dans la nouvelle loi :

  • Les associations professionnelles, comme la Société médicale du Nouveau-Brunswick, seront assujetties à la loi.
  • Des précisions sont ajoutées en ce qui a trait aux entreprises qui obtiennent des contrats du gouvernement.
  • Le commissaire aux langues officielles pourra faire des recommandations en tout temps, si cela est nécessaire.

Parallèlement, la loi sur les municipalités sera modifiée pour permettre à ces dernières d'adopter des règlements sur la langue d'affichage.

Des changements superficiels, selon un expert

« On n'assiste certainement pas à un moment historique. Même dans le passé, je ne suis pas sûr que c'étaient des moments historiques. On assiste ici à un moment cosmétique », affirme Michel Doucet, professeur de droit à l'Université de Moncton.

Selon Michel Doucet, les francophones sont loin de gagner dans cette révision.

La question de la langue de travail, ce n'est pas là. Encore une fois, ç'a été écarté. Donc sur plusieurs aspects, la loi demeure encore incomplète et sur certains autres aspects on peut se questionner à savoir s'il y a eu effectivement une progression.

Michel Doucet, professeur de droit à l'Université de Moncton

Michel Doucet estime que le gouvernement n'a pas tenu compte des propositions préparées par la société acadienne.

« On n'a même pas écouté ce que l'ancien premier ministre Bernard Lord avait dit lors du colloque sur les langues officielles, lorsqu'on l'avait tenu pour parler de la révision. Il avait parlé que c'était important cette fois-ci qu'on ait des dispositions sur la langue de travail », ajoute Michel Doucet.

Le gouvernement devra réviser à nouveau la loi dans huit ans.

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Acadie