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Une douzaine d'évêques de l'Afrique du Sud se sont réunis devant l'hôpital où séjourne Nelson Mandela afin de prier pour l'ancien président.

Une douzaine d'évêques de l'Afrique du Sud se sont réunis devant l'hôpital où séjourne Nelson Mandela afin de prier pour l'ancien président.

Photo : AFP / ALEXANDER JOE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Sud-Africains se mobilisent pour souhaiter à leur façon un « prompt rétablissement » à Madiba, qu'ils considèrent encore, à 94 ans, comme leur leader. Même si l'état de santé du héros de la lutte antiapartheid Nelson Mandela est stable, l'inquiétude se fait sentir au sein de la population.

« Mandela ne mourra jamais, il va survivre dans nos âmes et nos coeurs à tout jamais », a écrit Chamaine, une combattante de l'apartheid. Voilà un commentaire qui pourrait bien résumer l'état d'esprit dans lequel se trouvent les Sud-Africains, alors que Nelson Mandela est hospitalisé depuis une semaine pour une infection pulmonaire récurrente.

Même ceux qui n'ont pas connu le régime de l'apartheid veulent rendre hommage à Madiba. Dans les écoles primaires du pays, où l'histoire de l'apartheid est enseignée, chaque hospitalisation du leader est l'occasion de le remercier en lui envoyant des lettres et des fleurs. 

« Mandela est important parce qu'il a arrêté l'apartheid », explique Luthuli, 10 ans, qui vient chaque jour du township de Soweto, à plus de 30 km, dans une école de bon niveau à Rosebank, « S'il n'avait pas fait ça, constate-t-il, je ne serais probablement pas dans cette école! »

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Chants et prières à Soweto

À la veille de la commémoration des émeutes de Soweto, un symbole de la lutte antiapartheid, les célébrations ont déjà débuté sous la tutelle du Congrès national africain (ANC), le parti de Nelson Mandela au pouvoir depuis 1994. Certains critiquent une récupération partisane de l'événement et de l'hospitalisation de Madiba, créant un malaise autour de ce que plusieurs appellent l'« exploitation politique » de Nelson Mandela.

C'est ce qui pourrait expliquer pourquoi le président sud-africain Jacob Zuma a attendu six jours avant de visiter Mandela, selon la journaliste Sophie Langlois présente en Afrique du Sud. Quand il l'a finalement fait, jeudi, il a affirmé que « la santé de Madiba continue de s'améliorer, mais son état demeure grave »

Les émeutes de Soweto (Nouvelle fenêtre) réfèrent au 16 juin 1976, journée pendant laquelle des milliers de jeunes, dont plusieurs jeunes adolescents, se sont réunis près d'une école de Soweto, le plus célèbre des townships de Johannesburg.

Ils manifestaient contre l'utilisation de l'afrikaans comme seconde langue d'enseignement, au même titre que l'anglais, quand une cinquantaine de policiers ont commencé à tirer sur la foule. Des centaines de leurs collègues les avaient rejoints plus tard. 

La photo d'un homme tenant le corps de l'enfant et de sa sœur pleurant à ses côtés avait fait le tour du monde à l'époque, éveillant la conscience publique à l'échelle de la planète. 

Avec les informations de Agence France-Presse

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