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La vitrine d'un commerce endommagée par un attentat, sur la place Marjeh, à Damas, en Syrie

La vitrine d'un commerce endommagée par un attentat, sur la place Marjeh, à Damas, en Syrie

Photo : AFP

Radio-Canada

La journée de mardi a été sanglante en Syrie, alors que des attentats ont fait près de 75 morts.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, un village a été attaqué dans l'est du pays par les rebelles, qui en auraient pris le contrôle. Une soixantaine de villageois chiites, qui soutiennent le régime de Bachar Al-Assad, auraient été tués.

L'organisation, qui tire ses informations d'un réseau de militants et de sources médicales en Syrie, a expliqué que l'attaque avait été orchestrée en représailles au meurtre de deux rebelles, dont le poste a été assailli par des villageois.

Plus tôt mardi, deux attentats survenus en plein centre de la capitale syrienne Damas avaient fait au moins 14 morts.

Selon des sources policières citées par la télévision officielle syrienne, les incidents se sont produits aux abords d'un poste de police de la place Marjeh, un quartier commerçant de Damas déjà frappé par plusieurs attentats depuis le début du soulèvement contre le régime, il y a deux ans.

Environ 31 personnes auraient également été blessées, toujours selon la télévision locale, qui ajoute que les bombes dissimulées dans des sacs auraient explosé devant des commerces.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a aussi confirmé les attentats, mais a indiqué qu'une explosion s'était produite à l'intérieur du poste de police, et l'autre à l'extérieur. Le réseau déclare que la plupart des victimes sont des policiers.

Des combats ont été rapportés à Alep, où les troupes du régime tentent de reprendre un aéroport militaire tombé aux mains des rebelles.

L'Occident se questionne

Les reculs récents des rebelles, qui ont notamment perdu la ville de Qousseir, la semaine dernière, poussent les pays occidentaux à se demander comment venir en aide aux troupes de l'opposition.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, reçoit mercredi son homologue britannique William Hague, pour discuter de la Syrie.

De son côté, le porte-parole français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a déclaré que la guerre en Syrie « est à un tournant » et que les partenaires de l'opposition doivent trouver des solutions pour renforcer les troupes.

« La décision de livrer des armes n'a pas été prise, mais elle fait l'objet de réflexions (...) compte tenu de ce qui s'est passé à Qousseir », a-t-il ajouté.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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