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Stevenson foudroie Dawson

Les faits saillants du combat de championnat du monde et l'entrevue d'après-combat d'Adonis Stevenson
Radio-Canada

Adonis Stevenson a passé le K.-O. à Chad Dawson au premier round pour devenir le champion du monde WBC des mi-lourds, samedi soir, au Centre Bell.

On s'attendait à un combat difficile et à un vrai premier test pour Stevenson, mais le Longueuillois ne l'entendait pas ainsi. À peine 76 secondes après le début du combat, Dawson était envoyé au jardin des étoiles pour le compte.

Sur le moment, la foule est demeurée pantoise avant de laisser exploser sa joie. Yvon Michel sautait de joie, Adonis pleurait. L'instant était aussi imprévisible qu'incroyable. « Superman » a maintenant un nouveau nom : Adonis Stevenson. Et cette victoire a été vue par des millions d'Américains grâce à la présence des caméras de HBO.

C'est la première fois de sa carrière que Dawson (30-3, 17 K.-O.) est mis hors de combat de la sorte. Il avait ravi le titre à Bernard Hopkins en avril 2012.

Stevenson (21-1, 18 K.-O.) devient champion mondial à l'âge de 35 ans. Il avait promis à qui voulait l'entendre qu'il l'emporterait par K.-O. Bien des sceptiques ont été confondus en voyant Dawson s'étendre de tout son long après une gauche plongeante dévastatrice.

Toute la semaine, Dawson posait la question à savoir qui Stevenson avait bien pu mettre K.-O. On peut à présent ajouter le nom de l'Américain déchu.

Stevenson jubile

Dans le point de presse tenu plus d'une heure après sa victoire, Stevenson, il va sans dire, rayonnait. À ses côtés, Yvon Michel soulignait à quel point les gens de HBO se montraient déjà intéressés à revoir le nouveau champion à leur antenne.

L'entraîneur de Stevenson, Javan « Sugar » Hill, a souhaité la bienvenue à son protégé dans les ligues majeures de la boxe. « C'est sûr que ça va changer ma vie et celle de ma famille », a lancé Adonis, sourire aux lèvres et en tenue de soirée, smoking blanc et noeud papillon bourgogne.

« Je ne suis pas surpris d'avoir gagné par K.-O. aussi rapidement. Je pensais pouvoir le faire souffrir pendant sept ou huit rounds. Ce n'est pas de ma faute s'il (Dawson) n'a pas tenu plus que ça. Il sait maintenant ce que c'est un vrai cogneur! »

Des projets de combats, Stevenson s'en fera proposer à la tonne au cours des prochaines semaines, et à des tarifs nettement supérieurs aux 900 000 $ qu'il a touchés pour son court duel contre Dawson.

« J'aimerais bien affronter Bernard Hopkins pour unifier les titres WBC et IBF », a indiqué Stevenson. Il aimerait bien que le vétéran de 48 ans accepte de revenir se battre à Montréal. Il faudra pour cela que HBO et Showtime (propriétaire des droits de Hopkins) s'entendent.

Yvon Michel est conscient que, pour la première fois en près de deux ans, il est de retour dans le fauteuil du conducteur en tant que promoteur. D'ailleurs, Stevenson a déclenché un rire dans la salle de presse avec cette affirmation toute simple en réponse à un journaliste qui demandait à Michel ce que cette victoire signifiait pour lui : « Money, money, money », a lancé Adonis dans l'hilarité générale.

À l'inverse, Dawson devait être sous le choc. Il n'a pas daigné rencontrer les médias après ce qui constitue sans l'ombre d'un doute la plus courte défaite de sa carrière. Une carrière qu'il pourrait bien choisir d'arrêter dans les prochaines semaines, une fois qu'il aura discuté avec sa famille et ses proches.

Son promoteur Gary Shaw a été droit au but. « Ça a été une victoire sans appel et l'arbitre a pris la bonne décision d'arrêter le combat. J'ai toujours respecté la force de frappe de Stevenson. »

Pour l'anecdote, Jean Pascal, spectateur du triomphe de Stevenson, jure à qui veut l'entendre qu'il a rêvé de cette victoire au premier round par K.-O. pour Stevenson. Il a même téléphoné à Yvon Michel plus tôt cette semaine pour lui parler de sa prémonition.

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