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Le ministre du Patrimoine tient au « Canada » dans la dénomination du diffuseur public

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Le ministre du Patrimoine canadien James Moore

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'adoption du mot « ICI » pour désigner l'ensemble des plateformes radio-canadiennes ne passe pas comme une lettre à la poste à Ottawa. Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, s'oppose à cette nouvelle dénomination.

« C'est une décision pour laquelle je n'ai pas été consulté », a déploré le ministre Moore, jeudi. « Mais le diffuseur public canadien doit clairement avoir la dénomination "Canada" dans son nom, et ce, autant en anglais qu'en français. »

« L'absence du mot "Canada" dans la désignation du diffuseur public canadien est une chose que les contribuables canadiens ne peuvent tolérer. »

— Une citation de  Le ministre James Moore

De son côté, le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC), qui représente 1600 membres au Québec et à Moncton, « s'élève avec fermeté » contre ce changement de dénomination.

« En période de réduction de postes et de compressions budgétaires, cette décision est tout simplement malvenue et inappropriée. Les coûts de plus de 400 000 $ associés à cette opération de marketing sont astronomiques. Soulignons que depuis cinq ans, CBC/Radio-Canada a dû remercier 1400 employés et a vu ses crédits parlementaires fondre de plus de 400 millions de dollars », déclare le SCRC dans un communiqué.

Le syndicat affirme que l'appellation ICI entraîne une « confusion » parmi le public et essaie « de donner une allure "privée" au diffuseur public ». Le SCRC décrit le tout comme une « opération de maquillage » qui « n'a pas sa raison d'être dans une société d'État publique en difficulté ».

« Le problème de Radio-Canada ne trouve pas sa source dans un superficiel ICI. La racine du vrai problème se trouve au niveau du manque de financement public qui impose une privatisation en douce, jusque dans l'image. En ce sens, nous demandons l'abandon immédiat de cette opération coûteuse et inutile », conclut le SCRC.

Le vice-président principal de Radio-Canada, Louis Lalande, s'est toutefois fait rassurant en précisant que l'intention n'était pas de renommer le diffuseur public, mais de lui donner un dénominateur commun pour toutes ses plateformes.

M. Lalande explique que la transformation de l'univers des médias, avec la prolifération des chaînes spécialisées et le développement du web, entraîne une dispersion de la marque radio-canadienne. L'intention de la direction du réseau français du diffuseur public est de rassembler l'ensemble de ses produits sous un même vocable.

Le vice-président de Radio-Canada est conscient de l'importance du changement, mais il croit que la dénomination ICI s'imposera comme étant ICI Radio-Canada.

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