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Un site Internet pour dénoncer l'hébergement illégal

Radio-Canada
Page d'accueil du site Internet tourismeaunoir.com

Page d'accueil du site Internet tourismeaunoir.com

Des hôteliers et des aubergistes exaspérés par l'inaction du gouvernement ont décidé de se faire justice eux-mêmes dans le dossier de l'hébergement illégal. Ils ont conçu un site Internet sur lequel ils dénoncent des gens qui louent des chambres, des appartements, des condos ou des chalets, et ce, sans être certifiés.

On trouve actuellement sur le site tourismeaunoir.com une quarantaine de dénonciations à Montréal, mais la page des dénonciations à Québec n'est pas encore en ligne.

Ceux qui sont derrière cette initiative ne sont pas identifiés et Danielle Chayer, la directrice de l'Association des hôteliers du Québec (AHQ), dit ignorer leur identité. 

« L'idée, c'est plus de se rendre compte à quel point ça reflète l'impatience de ceux qui sont en règle et qui perdent des revenus. C'est important parce que des établissements qui ont pignon sur rue depuis des années se trouvent actuellement en difficulté et l'hébergement illégal y est pour beaucoup », explique Mme Chayer, en précisant que l'AHQ ne s'associe pas à cette initiative.

La semaine dernière, l'AHQ a justement fait une sortie pour dénoncer publiquement l'hébergement illégal.

Suivi du dossier par le gouvernement du Québec

De son côté, le gouvernement du Québec répète prendre très au sérieux ce phénomène. Le porte-parole du ministère de Revenu, Stéphane Dion, affirme que ce dossier est prioritaire et que les contrôles fiscaux sont de plus en plus nombreux.

« En 2011-2012, Revenu Québec a procédé à 1920 interventions de contrôle fiscal dans le secteur de l'hébergement, ce qui nous a permis de récupérer plus de 7 millions de dollars. Déjà, pour les chiffres de cette année, le nombre d'interventions est supérieur après seulement huit mois », précise-t-il.

Le ministre du Tourisme, Pascal Bérubé, souligne quant à lui que les pertes de revenus sont importantes pour le gouvernement dans ce dossier.

« Quelqu'un qui loue son appartement, ça peut être, par exemple, 200 $, 300 $ pour une semaine. On ne paye pas pour la classification, on ne paye pas de taxes, on ne paye pas d'impôt là-dessus. Ça échappe complètement au Trésor québécois », déplore-t-il.

Tourisme Québec a ouvert 1642 dossiers pour des cas d'hébergement illégal depuis 2011. De ce nombre, neuf ont été transférés au directeur des poursuites criminelles et pénales.

Économie