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Violents affrontements dans le Golan

Une image prise du côté israélien de la ligne de cessez-le-feu sur le plateau du Golan montre des colonnes de fumée lors de l’affrontement entre les forces syriennes et les rebelles, le 6 juin 2013.

Photo : AFP / JALAA MAREY

Radio-Canada

Des rebelles syriens se sont brièvement emparés jeudi d'un point de passage frontalier tenu par les Nations unies dans la zone démilitarisée entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan. Toutefois, l'armée syrienne l'a repris à la suite de durs combats, selon plusieurs sources.

Deux Casques bleus ont été légèrement blessés « à la suite de violents tirs intervenus dans la zone », d'après le porte-parole du département de maintien de la paix de l'ONU, Kieran Dwyer.

Le gouvernement philippin avait annoncé un peu plus tôt qu'un de ses Casques bleus avait été blessé au cours des combats entre le gouvernement syrien et les forces rebelles. Le porte-parole des forces armées philippines, le lieutenant-colonel Ramon Zagala, a déclaré que le soldat avait été blessé à la jambe par des éclats d'obus au camp Ziouni, la base logistique la Force des Nations unies pour l'observation du désengagement (FNUOD). Il a précisé que le soldat était dans une condition stable.

Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, le Français Hervé Ladsous, a pour sa part déclaré qu'il y avait eu des « tirs » à la frontière entre la Syrie et Israël, sans confirmer la prise du point de passage par les rebelles.

« Nous suivons avec une attention extrême la situation dans le Golan, qui est une région très sensible », a-t-il affirmé à Paris.

Quelques heures plus tard, sous le couvert de l'anonymat, une source de la sécurité israélienne a précisé : « L'armée syrienne a repris le contrôle du passage. Il y a des bruits d'explosions de temps à autre, mais beaucoup moins que dans la matinée. » 

Il s'agit du seul point de passage entre les deux pays.

Peu après les combats, le chancelier et le vice-chancelier autrichien ont annoncé que Vienne retirerait ses soldats du plateau du Golan. « Les événements de [jeudi] matin ont montré qu'une attente prolongée n'était plus tenable », ont fait savoir Werner Faymann, chancelier, et Michael Spindelegger, vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères, dans un communiqué.

« La sécurité de nos soldates et soldats est prioritaire, cette décision est en conséquence nécessaire », ont-ils expliqué pour justifier le retrait du contingent autrichien, dont les modalités doivent être fixées prochainement.

À la mi-mai, craignant de ne plus pouvoir assurer la sécurité de ses Casques bleus, l'Autriche avait déjà menacé de retirer ses soldats du Golan si l'embargo de livraison des armes vers la Syrie n'était pas prolongé au-delà du 1er juin.

Les 378 militaires autrichiens représentent plus du tiers de la FNUOD, qui compte 913 soldats. Leur retrait pourrait donc remettre en cause l'existence même de la mission. Les autres Casques bleus viennent de l'Inde et des Philippines.

Israël craint que le Golan, pris à la Syrie lors de la guerre des Six Jours en 1967, ne devienne le point de départ d'attaques contre les Israéliens de la part de djihadistes qui participent aux combats contre le président syrien Bachar Al-Assad. Des affrontements ont déjà eu lieu le mois dernier.

Un porte-parole de l'armée a confirmé que la zone entourant le point de passage était fermée.

Lendemain de victoire à Qousseir

Photo montrant des soldats de l'armée syrienne à Qousseir, à la suite de la reprise de la ville par les forces du régime de Bachar Al-Assad.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo montrant des soldats de l'armée syrienne à Qousseir, à la suite de la reprise de la ville par les forces du régime de Bachar Al-Assad

Photo : AFP / STR

Au lendemain de la reprise de la ville de Qousseir par l'armée syrienne, les troupes du régime bombardaient jeudi une autre localité de la province de Homs.

Des témoins ont affirmé que l'armée, aidée des militants du groupe libanais Hezbollah, bombardait Boueida al-Charqiya, située tout près de Qousseir. La localité avait accueilli plusieurs blessés depuis le début de l'offensive de l'armée contre Qousseir, le mois dernier.

Pendant ce temps à Qousseir, les soldats avaient déjà commencé à dégager les débris laissés par des semaines de bombardements et d'intenses combats. Des images montrent une ville déserte et détruite.

Le gouvernement de la province de Homs a signalé qu'un plan de reconstruction avait été mis sur pied et a invité les habitants à rentrer chez eux.

Débordement au Liban

Au Liban voisin, dans la grande ville du nord, Tripoli, de violents combats ont eu lieu au centre-ville entre des pro et antirégime syrien, faisant un mort et sept blessés. L'armée libanaise s'est déployée massivement pour rétablir le calme.

Depuis le début de la crise syrienne, de nombreux incidents ont eu lieu au Liban entre les deux camps, faisant plusieurs victimes.

Par ailleurs, deux hommes armés, dont un Syrien, ont été tués mercredi soir dans des affrontements avec l'armée libanaise dans l'est du Liban près de la frontière syrienne, a indiqué l'armée. Le président libanais Michel Sleimane a condamné ces violences, appelant à une riposte « ferme ».

Les conséquences régionales de la crise syrienne ne cessent de s'accumuler. La Jordanie, l'autre voisin de la Syrie, a donné un « dernier avertissement » à l'ambassadeur syrien à Amman.

Le ministère des Affaires étrangères jordanien, Nasser Jawdeh, a menacé de déclarer l'ambassadeur persona non grata s'il continuait à tenir des propos hostiles contre le royaume.

Le 22 mai, lors de la réunion à Amman du groupe international des « Amis de la Syrie », qui rassemble des pays soutenant la rébellion syrienne, l'ambassadeur a fustigé les participants, les qualifiant d'« ennemis de la Syrie, ou des amis d'Israël ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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