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Printemps érable : l’Association des juristes progressistes boude la commission Ménard

Étudiants
Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes

L’Association des juristes progressistes (AJP) rejoint les rangs des détracteurs de la Commission d'examen des événements du printemps 2012.

Dans un communiqué rendu public mercredi, l’AJP constate que le mandat de cette commission est « fort imprécis » et ne répond pas aux demandes formulées par la vaste coalition composée d’associations étudiantes, de groupes communautaires, de syndicats et de groupes de défense de droits. 

Au lieu de faire la lumière sur la répression policière et politique de la liberté d’expression et d’association, cette commission « semble vouloir parler de tout et de rien, sans avoir le pouvoir de contraindre quiconque à répondre à ses questions et en maintenant un huis clos partiel », ajoute l’AJP.

Le Parti libéral et des syndicats de policiers ont déjà annoncé leurs refus d'y prendre part.

L’Association s’en prend directement au président de la Commission en dénonçant « le fait que monsieur Serge Ménard, ministre de la Sécurité publique au moment du Sommet des Amériques en 2001, soit mandaté pour siéger à cette commission ».

L’AJP rappelle que les méthodes employées par les forces policières et la répression vécue par les manifestants lors du Sommet avaient fait l’objet d’un rapport de la Ligue des droits et libertés.

Elle reproche à M. Ménard sa déclaration dans une entrevue au journal Le Soleil : « Nous avons été les meilleurs au monde. » « Nous sommes perçus, généralement, dans le monde, comme une intervention modèle dont beaucoup d'autres s'inspirent », a-t-il affirmé.

Pour l’AJP, M. Ménard n’a pas l’objectivité nécessaire afin de procéder à une analyse des agissements de la police au printemps 2012.

Elle qualifie la commission Ménard de « coquille vide ».

Société