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Les propriétaires de garderies privées se font entendre à Québec

Manifestation des garderies à Québec - Sébastien Bovet

L'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) manifeste devant l'Assemblée nationale pour protester contre les compressions de 14,9 millions de dollars exigées par le gouvernement.

Devant la menace de lourdes sanctions de la part du ministère de la Famille, les garderies ont renoncé à tenir une deuxième journée de grève. Le président de l'Association, Sylvain Lévesque, a cependant invité les parents à ne pas amener les enfants au service de garde, mais à prendre plutôt part à la manifestation.

Les garderies privées subventionnées qui ont débrayé le 22 mai ont écopé de 802 000 $ d'amendes, qu'elles ont toutefois l'intention de contester.

La ministre de la Famille, Nicole Léger, a annoncé qu'elle rencontrerait jeudi les représentants de l'Association, mais elle n'a pas voulu donner de détails « sur la place publique ». Elle a néanmoins mentionné qu'elle n'envisageait pas un étalement des compressions sur plusieurs années, comme le souhaite l'AGPQ.

« Je reste ferme sur mon objectif, mais le dialogue est ouvert s'ils ont des propositions sérieuses à me faire », a soutenu Mme Léger.

Tout le Québec fait un effort budgétaire [..] Il faut que l'Association des garderies privées puisse faire [elle] aussi [son] effort. Ce sont des garderies privées subventionnées à but lucratif; ils font des profits, c'est bien correct [...] mais il y a un effort à faire.

Nicole Léger, ministre de la Famille du Québec

Du côté de l'APGQ, on dit espérer que la ministre « entende raison ». « On n'aime pas ça, aller en grève », a affirmé Sylvain Lévesque. « On a autre chose à faire que de se chicaner avec le gouvernement. »

Le ministère de la Famille a conclu mardi une entente avec le Rassemblement des garderies privées du Québec (RGPQ), qui regroupe 149 garderies privées subventionnées. Mais la solution qui semble avoir été retenue (une modulation des compressions selon les salaires des éducatrices) ne convient pas à l'APGQ.

On est déjà modulés depuis 2005. Les garderies qui ont des salaires et des taux de qualification plus bas sont déjà modulées à la baisse dans les subventions. Il faut jumeler ça avec d'autres solutions.

Sylvain Lévesque, président de l'AGPQ

Selon la ministre, les coupes réclamées par Québec représentent en moyenne 21 000 $ pour une garderie de 60 places, sur un budget d'environ 675 000 $ par établissement.

Société