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Lancement des travaux de la commission sur le printemps érable

Anne-Marie Dussault s'entretient avec Serge Ménard et Robert Poëti

Le président de la Commission d'examen des événements du printemps 2012, Serge Ménard, a lancé les travaux en déclarant que la commission n'allait pas faire le procès des manifestants ou des policiers.

L'ancien ministre de la Sécurité publique était accompagné des commissaires Bernard Grenier et Claudette Carbonneau.

La plupart des manifestations se sont bien déroulées, mais il y a eu des débordements. Notre mandat est d'examiner les méthodes utilisées par les policiers et les agitateurs. Nous ne porterons pas de jugement politique.

Serge Ménard, président de la commission

Les commissaires reconnaissent que la plupart des manifestations se sont déroulées dans le calme et même dans l'humour. Claudette Carbonneau souligne toutefois l'implication d'agitateurs qui discréditent ceux qui cherchent à exprimer leur opinion de façon démocratique.

L'ex-présidente de la CSN a par ailleurs réitéré qu'elle sera impartiale, malgré les opinions qu'elle a exprimées pendant la crise étudiante. Elle s'était prononcée contre la hausse des droits de scolarité à l'origine des manifestations.

Tous les intervenants sont appelés à venir témoigner devant la commission. Comme le révélait Radio-Canada la semaine dernière, certains témoins pourront être entendus en public, alors que le décret initial l'interdisait.

Étudiants Photo : PC / Graham Hughes

Pas question que les policiers de Montréal participent

Les syndicats des policiers de Montréal et de la Sûreté du Québec ne participeront pas à la commission, tout comme l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), qui met en cause sa crédibilité.

M. Ménard regrette ces absences et a de nouveau tendu la main aux policiers afin qu'ils viennent témoigner de leur propre chef. « Je voudrais entendre des policiers qui étaient sur le terrain », a-t-il dit.

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), Yves Francoeur, écarte ce scénario.

Comment [M. Ménard] peut-il dire, sans avoir pris connaissance des faits, des avis qui ont été donnés aux manifestants et de la situation dans sa globalité, que les policiers ont posé des gestes regrettables? C'est déjà biaisé, il n'est pas question que l'on participe à ça.

Yves Francoeur, président de la FPPM

De son côté, le porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, Robert Poëti, a évoqué « une thérapie collective à 500 000 $ ». Le député libéral a déploré que Serge Ménard ait invité les policiers à venir « se vider le coeur » dans le cadre de la commission. M. Poëti estime que l'exercice n'a aucune légitimité, rappelant que le regroupement étudiant le plus militant, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), refuse d'y prendre part, et que le ministre a perdu la confiance des policiers.

La commission est dotée d'un budget de 400 000 $ et devra rendre son rapport au gouvernement d'ici la fin de l'année. Elle vise à tirer les leçons du printemps 2012 en se penchant notamment sur le travail des policiers, sur le cas des agitateurs et sur les facteurs qui ont mené à la crise. Les commissaires devront également s'intéresser aux impacts économiques de la crise.

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