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Jocelyn Dupuis demande l'arrêt des procédures

Jocelyn Dupuis (à gauche) avec son avocat au palais de justice de Montréal

Jocelyn Dupuis (à gauche) avec son avocat au palais de justice de Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis est au palais de justice de Montréal où il dépose une requête en arrêt des procédures. M. Dupuis est accusé de fraude et de fabrication de faux documents.

L'avocat de l'ancien chef syndical, Robert La Haye, souhaite faire annuler les procédures contre son client en raison du délai, qu'il estime déraisonnable, entre les faits reprochés à M. Dupuis et le moment où la poursuite a été instituée. M. Dupuis témoigne devant le juge des préjudices que lui font subir les délais dans les procédures.

L'ancien syndicaliste a été cité à procès après son enquête préliminaire. M. Dupuis aurait effectué des réclamations de dépenses douteuses, notamment des remboursements de restauration d'une valeur de 125 000 $.

Accusé en mars 2010, Jocelyn Dupuis soutient qu'il vit « un sentiment de rage incontrôlable » et qu'il a subi « une blessure énorme » en étant accusé de fraude. Il soutient vouloir en finir le plus rapidement possible avec cette histoire qui lui cause de nombreux préjudices, selon lui. Il avance que les accusations et leur médiatisation lui ont fait perdre des contrats, lui qui est désormais travailleur autonome.

M. Dupuis avance également que les banques ne veulent plus lui prêter d'argent et que des gens refusent de jouer au golf avec lui. Il a nié les allégations émanant de la commission Charbonneau, selon lesquelles le propriétaire de Garnier Construction, Giuseppe Borsellino, lui aurait prêté un condo.

Un autre ancien directeur général de la FTQ-Construction, Richard Goyette, a témoigné à titre d'ami personnel de M. Dupuis. Il a déclaré à la cour avoir vu M. Dupuis dépérir moralement [depuis le dépôt des accusations], et vivre comme s'il avait trahi les travailleurs de la construction.

La Couronne a tenté de faire valoir que les préjudices subis sont antérieurs au dépôt des accusations. Le procureur de la Couronne l'a notamment interrogé sur ses relations avec le caïd Raynald Desjardins, un ami de M. Dupuis. Raynald Desjardins est accusé de meurtre.

M. Dupuis a terminé son témoignage. Les parties ont plaidé leur cause respective devant le juge qui a pris la requête en délibéré et rendra sa décision mercredi matin.

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