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Des appâts en provenances du Japon et de l'Australie

Des bateaux de pêche au homard

Des bateaux de pêche au homard au quai de Grande-Anse, au Nouveau-Brunswick

Photo : Marie-Claude Frenette/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des appâts du Japon et de l'Australie
Les pêcheurs de homard de la Gaspésie et des Îles utilisent des appâts provenant de l'Asie et de l'Océanie

Les harengs et les maquereaux sont devenus si rares dans le golfe que les pêcheurs de la Gaspésie et des Îles utilisent maintenant des appâts provenant de l'Asie et de l'Océanie. La surpêche et le réchauffement de l'eau ont décimé les stocks de poissons d'appâts dans la région.

En quelques années, le marché des appâts pour la pêche s'est considérablement transformé, rapporte le directeur de l'usine de transformation Homard du golfe Madeleine, Pierre Desraspe. « Jusqu'en 2010, raconte M. Desraspe, on pouvait s'approvisionner de maquereaux et de harengs du golfe, mais là c'est l'enfer. 2011, 2012, 2013, 70 % de la bouette qui se vend ne vient pas du tout d'ici, ça vient de l'étranger, ça vient dans des boîtes écrites en japonais. »

Le résultat pour les pêcheurs est une augmentation considérable de la facture des appâts, qui a doublé. Le directeur de l'Association des pêcheurs propriétaires des Îles-de-la-Madeleine, Léonard Poirier, précise que c'est maintenant plus de 1 $ la livre.

Jusqu'à l'an passé, une centaine de pêcheurs des Îles capturait la plie pour appâter leurs casiers, mais Pêches et Océans ne tolère plus cette pratique sans permis. « Ça a causé, explique Léonard Poirier, une concentration de la bouette dans les mains de certaines fournisseurs. Ils ont augmenté les prix en conséquence et comme de raison, on trouve cela dommage. »

Au-delà des bas prix du homard, le coût des appâts constitue un obstacle supplémentaire à la rentabilité des entreprises de pêches.

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