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Laval sous tutelle : « un pas historique », selon Québec

Alexandre Duplessis et Sylvain Gaudreault

Mise sous tutelle de Laval

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La demande de tutelle à Laval était la bonne décision à prendre, selon le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault. Il avait laissé entendre toute la journée de vendredi, lors de nombreuses entrevues, que Québec pouvait intervenir d'une façon ou d'une autre.

Il semble bien que le maire par intérim de Laval, Alexandre Duplessis, ait compris le message du ministre en demandant la tutelle de la Ville. La pression était d'ailleurs très forte depuis les allégations de l'ancien agent officiel du parti PRO des Lavallois, Me Jean Bertrand, entendues à la commission Charbonneau. M. Bertrand a affirmé que presque tous les élus de Laval sous l'administration Vaillancourt, dont l'actuel maire Duplessis, servaient de prête-noms.

Nous avons eu plusieurs échanges au courant de la journée, M. Duplessis et moi. Nous avons convenu d'un commun accord qu'il demanderait publiquement au gouvernement de mettre la Ville de Laval sous tutelle. 

Une citation de :Sylvain Gaudreault

En entrevue à RDI, le ministre Gaudreault a dit comprendre la réaction des citoyens. « Je suis outré comme vous, comme les gens de Laval, de ce que j'ai entendu à la commission », a-t-il dit, ajoutant qu'un « pas historique » avait été franchi par la mise sous tutelle de Laval.

Le conseil des ministres doit maintenant adopter le décret, lors d'une séance du Conseil des ministres qui se tiendra en début de semaine prochaine, et définir plus précisément la modalité d'application de la tutelle à la troisième ville en importance au Québec.

Qu'est-ce que la tutelle?

« D'autres municipalités au Québec sont sous tutelle, de petites municipalités de quelques centaines d'habitants. La procédure, c'est comme un chaperon, quelqu'un qui est toujours au-dessus de l'épaule du conseil exécutif et du maire. Le conseil exécutif continue de fonctionner, mais rien ne peut être fait, aucune décision ne peut être prise sans avoir l'approbation finale de la Commission municipale du Québec, qui a tous les pouvoirs pour la gérance quotidienne de la Ville, avec le conseil municipal », a expliqué le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, sur les ondes de RDI.

La tutelle peut se poursuivre après l'élection de novembre. Il appartient à la Commission municipale de déterminer quand elle doit prend fin, a précisé le ministre Gaudreault.

Que des appuis

« Je pense que c'était la chose raisonnable à faire », a déclaré le député de Mercier, Amir Khadir, de Québec solidaire. Ce qui le désole toutefois, c'est qu'il ait fallu attendre 15 à 16 ans pour en arriver à la tutelle, alors que plusieurs personnes en autorité savaient ce qui se passait à Laval.

À Laval même, on est également très satisfait et de la mise en tutelle de la ville, mais aussi du départ éventuel de M. Duplessis. « De toute façon, il n'avait aucune légitimité », a déclaré Robert Bordeleau, chef du Parti au service des citoyens.

Quand on lui a demandé si cette décision aurait des conséquences sur la ville, il a répondu, un peu cynique, que « de toute façon, il n'y a plus de directeur général, ni de directeur-adjoint à la ville. Cette mise en tutelle ne devrait donc qu'aider les fonctionnaires ».

Jean-Paul Gobe, du Parti Action Laval, a conclu en disant que « c'est la pression qui a fait son œuvre ».

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