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La C.-B. dit non au projet de pipeline Northern Gateway

La C.-B. dit non au projet de pipeline Northern Gateway
Radio-Canada

La Colombie-Britannique a soumis ses conclusions à la Commission d'examen conjoint du projet de pipeline Northern Gateway, selon un communiqué du ministère de l'Environnement publié vendredi.

La province soutient qu'elle ne peut appuyer le projet tel qu'il a été présenté, puisqu'il ne répond pas à ses inquiétudes environnementales.

« La Colombie-Britannique a révisé toutes les preuves et les conclusions présentées au panel et a posé des questions au sujet du projet, notamment sur son tracé, sa capacité de répondre à un déversement et sa structure financière pour répondre à tout incident », a déclaré le ministre de l'Environnement, Terry Lake, dans le communiqué.

« Nous n'avons pas obtenu de réponses satisfaisantes à nos questions durant les audiences », enchaîne-t-il.

La Colombie-Britannique s'oppose à ce que le feu vert soit donné au projet sur la base de la promesse d'Enbridge de faire d'autres études et de présenter des plans détaillés en cas de déversement seulement après l'obtention du certificat recherché, est-il expliqué.

Notre gouvernement ne croit pas qu'un certificat devrait être accordé avant que ces questions importantes aient obtenu des réponses.

Terry Lake, ministre de l'Environnement

De son côté, le ministre albertain de l'Énergie, Ken Hugues, réplique qu'il ne pense pas que la Colombie-Britannique ait le pouvoir d'accepter ou de rejeter un tel projet.

Ottawa s'engage tout de même à diversifier les marchés

Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Joe Oliver, a soutenu dans une déclaration écrite que le gouvernement étudierait les recommandations de la commission, attendues en décembre.

« Nous avons été clairs : le développement des ressources n'ira pas de l'avant à moins qu'il soit sécuritaire pour les Canadiens et pour l'environnement », peut-on y lire.

« Voilà pour quelles raisons, de notre côté, nous allons de l'avant avec nos plans d'améliorer la sécurité maritime et des pipelines. Nous comptons continuer à nous engager avec les provinces pour diversifier les marchés pour le pétrole et le gaz », renchéri le ministre Oliver.

Maintien des cinq conditions

Le communiqué de la Colombie-Britannique précise quant à lui que la province maintient les cinq conditions établies préalablement au sujet de la construction de pipelines transportant du pétrole de l'Alberta dans la province.

Sur le réseau social Twitter, Enbridge a indiqué ne pas baisser les bras. Le promoteur du projet affirme qu'il est impatient de travailler avec la Colombie-Britannique pour remplir toutes ses conditions.

La vice-présidente d'Enbridge, Janet Holder, estime toutefois dans un communiqué que les cinq conditions posées par la province ne peuvent être complètement remplies avant la fin de la tenue du comité de revision. Selon elle, l'entreprise travaille dur pour remplir ces conditions et gagner la confiance du gouvernement et du peuple d'Alberta.

« En temps que Britanno-Colombienne, je me suis engagée, tout comme la compagnie, à construire un projet de pipeline qui réponde aux critères de sécurité et d'environnement les plus stricts partout dans le monde, qui soit créateur de nouveaux emplois et offre des possibilités pour les résidents de la Colombie-Britannique », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, la province rappelle dans le communiqué que le rejet du projet Northern Gateway ne signe pas l'arrêt de mort d'autres projets de pipeline tels que Trans Mountain de Kinger Morgan. Les conditions pour appuyer ces projets seront toutefois les mêmes.

La Colombie-Britannique présentera ses arguments finaux à la commission d'examen conjoint à Terrace, dans le nord de la province, le 17 juin prochain.

Les cinq conditions de la C.-B. pour la construction de nouveaux pipelines :

  1. Le projet doit être approuvé par le processus d'évaluation environnementale;
  2. Le projet doit comprendre la mise en place d'un système de pointe à l'échelle mondiale pour l'intervention, la prévention et la reprise des activités en cas de déversement près des côtes ou dans les eaux au large de la province;
  3. Le projet doit comprendre la mise en place d'un système de pointe à l'échelle mondiale pour l'intervention, la prévention et la reprise des activités en cas de déversement en sol britanno-colombien;
  4. Le projet doit satisfaire à la loi en ce qui a trait aux Premières Nations, à leurs droits territoriaux, à leur participation et à leur consultation;
  5. La Colombie-Britannique doit profiter financièrement du projet proposé à la hauteur des risques auxquels la province, son environnement et ses contribuables s'exposent.

Économie