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Fin des recours collectifs dans l'affaire Bre-X 

Un géologue de Bre-X Minerald à Busang, en Indonésie

Photo : La Presse canadienne / GATRA MAGAZINE

Radio-Canada

La Cour du Banc de la Reine a mis fin jeudi à Calgary aux recours collectifs intentés par des investisseurs contre Bre-X. Elle autorise la firme Deloitte & Touche, qui gère la faillite de cette société minière, à mettre fin aux procédures.

Les avocats de Deloitte & Touche devront maintenant distribuer les quelque cinq millions de dollars disponibles aux victimes flouées par Bre-X, dont les résultats trafiqués d'exploration de gisement d'or avaient fait scandale vers la fin des années 90.

Difficile de récupérer plus d'argent

Bre-X a fait faillite en 2002. Des recours collectifs ont été déposés contre la minière à New York, au Texas, en Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta et au Nouveau-Brunswick. Les avocats de Deloitte & Touche ont reçu le mandat d'administrer cette faillite.

Depuis 1997, la firme a touché des millions de dollars pour tenter de récupérer tout ce qu'elle pouvait des finances littéralement fondues de Bre-X.

Les avocats des actionnaires floués ont de leur côté réalisé qu'il était tout simplement impossible de poursuivre le recours collectif de leurs clients, puisqu'il n'y avait plus d'argent à récupérer.

Il ne reste, pour les actionnaires représentés par les recours collectifs, que quelque cinq millions de dollars à se partager.

La longue saga de Bre-X

En 1996, la toute petite société calgarienne Bre-X prétend avoir acquis un gisement gigantesque d'or, évalué à 200 milliards de dollars, à Busang, en Indonésie.

L'annonce attire d'innombrables investisseurs à travers le monde. Des dizaines de milliers de personnes achètent des titres de Bre-X dont la valeur en bourse dépassera six milliards de dollars. L'action passera de quelques cents pour atteindre un sommet de 286 $.

En 1997, le scandale éclate, après la révélation que la prétendue mine aurifère de Busang n'existait pas. Les échantillons montrés par Bre-X pour soutenir sa prétention s'avèrent avoir été trafiqués, les actions de l'entreprise ne valent plus rien. Les actionnaires perdront leurs investissements.

Des trois principaux dirigeants de l'entreprise, un seul, le géologue John Felderhof, est toujours en vie. Le vice-président David Walsh est mort d'un anévrisme en juin 1998. Michael de Guzman, l'adjoint de M. Felderhof, est mystérieusement tombé d'un hélicoptère peu avant l'éclatement du scandale  en 1997.

En 2007, une cour ontarienne avait déclaré John Felderhof non coupable de délits d'initié. Aucun dirigeant de la société n'aura donc pas été reconnu coupable d'avoir commis un crime.

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