•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Du sang de mammouth découvert en Sibérie

Du sang de mammouth

Photo : AFP / SEMYON GRIGORYEV

Radio-Canada

Une carcasse gelée de mammouth mise au jour en Russie contient des tissus musculaires préservés et du sang, affirment des chercheurs. Ils espèrent que leur découverte augmente les chances de parvenir à cloner un jour l'animal préhistorique.

Les restes du mammouth laineux femelle ont été retirés de la glace lors d'une expédition menée au début du mois par la Société géographique russe et des spécialistes de l'Université fédérale du Nord-Est. Ils avaient été localisés en août dernier dans le pergélisol de l'îlot Maly Liakhovski, dans l'océan Arctique.

La carcasse de mammouthAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : AFP / SEMYON GRIGORYEV

Le chef de la mission, Semen Grigoriev, affirme que l'animal est mort à l'âge de 60 ans environ, il y a 10 000 ou 15 000 ans.

Des mammouths sont découverts pratiquement tous les ans dans le nord de la Russie. Cette femelle est dans un état de conservation exceptionnelle, selon M. Grigoriev.

Quand nous avons percé la glace sous son ventre, du sang a coulé, très foncé. C'est le cas le plus étonnant que j'aie vu dans ma vie. Comment le sang a-t-il pu rester liquide? Il n'a pas moins de 10 000 ans! Et les tissus musculaires étaient rouges, de la couleur de la viande fraîche.

Semen Grigoriev

Le scientifique russe explique cette découverte par les conditions exceptionnelles dans lesquelles a été conservée durant des milliers d'années la femelle mammouth. Il pense que la bête serait tombée dans un trou d'eau ou dans un marécage, probablement jusqu'à mi-hauteur. Le bas du corps a gelé dans l'eau.

La partie supérieure de la carcasse avait été partiellement dévorée par des prédateurs à l'époque.

Des tissus musculaires de mammouthAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : AFP / SEMYON GRIGORYEV

L'animal a été transféré dans un lieu qui permet sa conservation dans l'attente d'une nouvelle expédition internationale cet été.

Cette découverte donne des chances réelles de trouver des cellules vivantes qui peuvent permettre de réaliser le projet de clonage d'un mammouth, pense Semen Grigoriev. Dans cette optique, l'université de Iakoutsk a signé en 2012 un accord avec le Sud-Coréen Hwang Woo-suk, le controversé spécialiste du clonage et père en 2005 du premier chien cloné, baptisé Snuppy.

Cloner un mammouth

La première étape est la plus difficile, expliquent les chercheurs, qui doivent réussir à restaurer des cellules de mammouth. Pour ce faire, ils doivent isoler des tissus bien conservés, dotés de gènes en bon état.

Ensuite, il faut transférer le noyau de cellules somatiques (elles contiennent le génome complet d'un individu) du mammouth dans des ovules non fécondés et énucléés d'une éléphante. Cela pourrait permettre de produire des embryons pourvus d'un ADN de mammouth, qui seront ensuite placés dans l'utérus d'une éléphante d'Asie.

Les scientifiques admettent que la tâche est colossale, mais pensent que ce clonage est possible.

Les animaux clonés à ce jour :

  • une carpe en 1963
  • une brebis (Dolly) en 1996
  • des singes rhésus et une souris en 1997
  • une vache en 1998
  • des cochons en 2000
  • un boeuf gayal et un chat en 2001
  • des lapins et une souris en 2002
  • des mules, une jument et un rat en 2003
  • une mouche en 2004
  • un chien et un cheval en 2005
  • des loups en 2007
  • des coyotes en 2011
Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Science