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Une vidéo pour lutter contre la drogue du viol

Le reportage de Mireille Chayer

Des organismes communautaires du Lac-Saint-Jean lancent une capsule vidéo sur les médias sociaux pour lutter contre l'utilisation de la drogue du viol, de plus en plus répandue dans la région selon les policiers.

Au lieu d'insister sur les comportements à adopter pour éviter de devenir une victime, la vidéo cible l'agresseur.

Ce soir-là, tu as pris la décision d'intoxiquer quelqu'un dans le but d'avoir un rapport sexuel. Puis il va falloir que tu assumes après, peu importe ce qui va se passer. C'est ça qu'on veut qui soit retenu dans la vidéo.

Isabelle Fortin, intervenante au CALACS Entre Elles

« On visait souvent la victime, mais toujours viser la victime, ça revenait que c'est comme si c'était de sa faute puis la responsabilité lui revenait tout le temps, ajoute l'intervenant de proximité Dany Paré. Entretenir le malaise avec l'agresseur, ça peut entraîner une personne à y aller, à décider de ne pas le faire. »

La travailleuse de milieu du comité de travail de rue d'Alma, Andréa Simard, précise que la vidéo touche le point sensible de bien des adolescents, leur réputation.

« Le jeune qui a commis l'agression, qui commet l'agression en mettant du GHB dans un verre, il se ramasse avec le tatou violeur puis dans le fond, un tatou, on sait que ça reste à vie et il a à apprendre à vivre avec ça », mentionne Mme Simard.

Le porte-parole de la police de Saguenay, Bruno Cormier, explique que les gens qui consomment de la drogue du viol, du GHB ou d'autres substances perdent contact avec la réalité. En général, ils n'ont aucun souvenir de ce qui s'est passé et leurs traces disparaissent rapidement de l'organisme.

« Si on recule de quelques années, on a plus de personnes qui nous appellent pour nous relater leur histoire qu'avant. Pour nous, ça signifie qu'elle est plus présente », affirme M. Cormier.

La vidéo a été mise en ligne sur les médias sociaux, mardi. Une version plus longue sera utilisée cet automne dans les écoles afin de sensibiliser les jeunes.

Société