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Santé mentale : des jeunes comme les autres en Outaouais

Un adolescent intimide physiquement un autre garçon

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les comportements agressifs, violents et de délinquance sont fréquents chez les jeunes de l'Outaouais, particulièrement chez les garçons. C'est aussi le cas ailleurs dans la province.

C'est ce que révèle le deuxième volet de l'Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire au Québec (EQSJS), qui porte sur la santé mentale et l'adaptation sociale. La direction de la Santé publique de l'Outaouais en a dévoilé les détails jeudi.

Selon les données recueillies, la santé mentale des jeunes de l'Outaouais est typique de la santé mentale de l'ensemble des Québécois du même âge. Les résultats confirment par ailleurs les données recueillies à l'international sur les différences de comportements entre les filles et les garçons.

Les garçons sont plus nombreux à présenter des signes d'agressivité et de violence, tandis que les filles présentent davantage de problèmes d'anxiété et de dépression.

« L'état de santé mentale des jeunes comme tel [...] est resté inchangé depuis le début des années 2000. Cependant, les comportements ont changé », explique le Dr Jean-Pierre Courteau, adjoint médical à la Directrice de santé publique de l'Outaouais.

« Les comportements qui semblent en augmentation se sont en gros les comportements d'agressivité, de violence, de délinquance et leur équivalent en réception, c'est-à-dire la victimisation. »

— Une citation de  Dr Jean-Pierre Courteau, Directrice de santé publique de l'Outaouais

L'enquête réalisée par l'Institut de la statistique du Québec a été menée auprès de 3625 élèves du secondaire en Outaouais (ce qui représente 18 % des élèves). Ceux-ci provenaient de 23 écoles réparties sur tout le territoire et étaient âgés de 12 à 17 ans. Ils ont répondu à un questionnaire autoadministré et anonyme en 2010 et 2011. Au Québec, 63 000 jeunes de 16 régions ont répondu au questionnaire.

Les données montrent par ailleurs qu'un jeune sur deux en Outaouais (48 %) dit avoir été victime de violence sous diverses formes. Un peu plus de 30 % soutiennent avoir subi de la violence psychologique au cours d'une relation amoureuse, tandis que près de 13 % estiment avoir subi de la violence physique dans leur couple.

« Il semblerait que dans les jeunes couples, le phénomène de violence soit plus important encore que chez les adultes », souligne le Dr Courteau.

Quelques chiffres

Diagnostics de troubles mentaux
Treize pour cent des jeunes avaient reçu un diagnostic de dépression, d'anxiété ou de trouble de l'alimentation au moment de l'enquête.

Victimes de violence
Trente-huit pour cent des jeunes ont dit avoir été victimes de violence à l'école, sur le chemin de l'école ou de cyberintimidation

Relation interpersonnelle
Treize pour cent des jeunes disent avoir été victimes de violence physique dans leurs relations amoureuses.

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