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Une Manitobaine frôle la mort parce qu'un hôpital lui a donné les mauvais médicaments

Alphonsine Winzoski a été victime d'une erreur médicale à l'Hôpital Concordia de Winnipeg

Photo : courtoisie la camille d'Alphonsine Winzoski

Radio-Canada

La famille d'Alphonsine Winzoski cherche à comprendre ce qui s'est passé à l'Hôpital Concordia de Winnipeg. L'aînée y a été traitée pour une crise d'asthme, mais est ressortie de l'hôpital avec des séquelles.

En juin 2011, la femme de 87 ans s'est rendue à l'Hôpital Concordia alors qu'elle souffrait d'une crise d'asthme. 

Sa santé s'est rapidement détériorée et elle a été placée sous assistance respiratoire. « Ils nous ont expliqué que la machine respirait pour elle, se souvient la petite-fille de Mme Winzoski, Bobbi Jo Panciera. Ils ne croyaient pas qu'elle allait survivre. On pleurait, on tenait sa main. » Elle affirme que les employés de l'hôpital auraient encouragé sa famille d'interrompre les traitements assistés.

Après quatre jours aux soins intensifs, son état de santé s'est s'amélioré.

L'hôpital admet son erreur

Deux semaines après l'incident, un médecin de l'Hôpital Concordia prend contact avec Bobbi Jo Panciera. Il admet qu'un employé a accidentellement administré le mauvais médicament à Mme Winzoski. Le médicament qu'elle a reçu était destiné à un autre patient.

Le médicament qui avait été donné à Mme Winzoski est le bêtabloquant Metoprolol.

Selon un expert en produits pharmaceutiques, ce médicament a pour effet de ralentir le rythme cardiaque et de resserrer les poumons. « Les personnes qui souffrent de maladies pulmonaires ou d'asthme ont déjà les muscles tendus dans leur voie respiratoire, explique le Dr Joel Lexchin. Donc il faut faire très attention si on leur donne ce médicament. »

Dans une lettre envoyée à Mme Panciera, l'Hôpital Concordia confirme qu'une erreur a été commise et s'excuse pour le stress que cela aurait pu causer.

L'Hôpita dit toutefois qu'il est « possible mais peu probable » que le Metoprolol ait causé des séquelles à Mme  Winzoski. Toujours selon la lettre, ce seraient plutôt des problèmes de santé sous-jacents qui seraient à l'origine des complications.

L'Office régional de la Santé de Winnipeg a refusé de commenter le cas spécifique d'Alphonsine Winzoski. Un porte-parole a toutefois affirmé, par voie de courriel, que les pratiques de saisie des ordonnances ont été modifiées depuis cet incident pour éviter qu'une telle erreur ne se reproduise.

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