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Une circonscription de Calgary ciblée par des miliers de tracts anti-avortement

Ce tract dénonçant les députés qui se sont opposés à la réouverture du débat sur le commencement de la vie a été déposé dans une boîte aux lettres de Calgary, en mai 2013.

Le « centre canadien pour des réformes bioéthiques » (Canadian Centre for Bio-ethical reforms ) annonce qu'il enverra 50 000 tracts dénonçant les députés fédéraux qui se sont opposés à la réouverture du débat sur le commencement de la vie.

Radio-Canada

Une campagne d'envoi massif de cartes postales anti-avortement vise maintenant une deuxième circonscription fédérale de Calgary, une semaine après avoir ciblé celle du premier ministre du Canada.

Environ 50 000 cartes postales montrant des foetus avortés seront envoyées à des résidences de la circonscription de Calgary Centre-Nord, représentée par la députée Michelle Rempel.

Un groupe appelé le Centre canadien pour des réformes bioéthiques (Canadian Centre for Bio-ethical Reform) affirme que la députée Rempel est l'une de cinq élus fédéraux dont les circonscriptions seront ciblées au cours de l'été, avec des cartes postales au contenu visuel explicite.

Une porte-parole du groupe, Stephanie Gray, a expliqué que la campagne s'en prenait aux députés qui avaient voté contre une motion pour étudier le moment où commence la vie humaine.

« La députée Rempel est une dirigeante de ce pays », a dit Mme Gray. « En fait, elle a récemment été nommée une des 100 femmes les plus puissantes du Canada. Alors, que fait une femme puissante à manquer à son devoir envers les enfants les plus démunis au pays? »

La députée souligne que le Parti conservateur et elle-même ont convenu de ne pas rouvrir le débat sur l'avortement.

« Je crois que notre parti a été très clair concernant notre position à ce sujet », a-t-elle indiqué.

Une professeure adjointe de science politique à l'Université de Calgary se demande pourquoi le groupe n'utilise pas la loi et la jurisprudence au lieu d'envoyer des images explicites à des milliers de foyers. La professeure Melanee Thomas croit que la campagne vise peut-être à influencer les jeunes dans leurs choix.

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