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Faire le plein de la voiture avec des déchets : possible?

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Comme dans le film Retour vers le futur, les espoirs d'Enerkem visent à développer un carburant produit à partir de déchets de table.
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La compagnie sherbrookoise Enerkem a lancé un projet de recherche qui vise à développer, à partir de déchets, un carburant qui remplacera l'essence et le diesel.  

Au lieu d'envoyer les déchets au dépotoir, Enerkem compte les déchiqueter pour récupérer le carbone qu'ils génèrent. Ce carbone sera transformé en gaz synthétique, puis converti en éthanol. L'entreprise, qui produit actuellement de l'éthanol à partir de matières résiduelles, se donne quatre ans pour mettre au point ce nouveau carburant que l'on pourrait se procurer dans les stations-service.

Actuellement, l'éthanol est mélangé à l'essence. L'objectif est de produire un carburant qui n'aura pas à être mélangé.

À Drummondville, où la compagnie Waste Management exploite un site d'enfouissement en attendant un nouveau certificat d'autorisation, on croit que le procédé d'Enerkem pourrait s'avérer une solution intéressante. C'est notamment l'avis du député Sébastien Schneeberger, qui est convaincu du potentiel de ce type de technologie. « Il faut être ouverts au concept et voir la plus-value qui pourrait être apportée. Je souhaite qu'au niveau provincial et fédéral, il y ait une ouverture pour aller de l'avant et je crois que tous les citoyens pourraient en sortir gagnants », a-t-il déclaré.

Si le projet semble à première vue prometteur, il ne doit pas miner les efforts de réduction des déchets qui ont été déployés ces dernières années, souligne Éric Perreault, du Conseil en environnement de l'Estrie.  « Il faut vraiment que l'on nous prouve que la matière envoyée dans ce type de valorisation, même si c'est pour produire de l'énergie, que cette matière est vraiment un résidu ultime et qu'il n'y a rien d'autre à faire avec que de l'enfouir. » Selon lui, il faut aussi penser au transport des matières résiduelles pour alimenter l'usine. 

Le projet de recherche et développement sera mené à l'installation pilote d'Enerkem à Sherbrooke. L'Université de Sherbrooke collaborera à la recherche. Enerkem a reçu de l'aide financière du gouvernement fédéral. Ressources naturelles Canada a versé 1,1 million de dollars dans ce projet.

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