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Psychiatrie : une transgenre vancouvéroise s'oppose aux termes utilisés

La couverture du DSM-IV
La couverture du DSM-IV

Une transgenre de Vancouver est offusquée par les termes choisis pour décrire ce qu'elle vit dans le nouveau Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux (DSM-5, anciennement DSM-V), publié la semaine dernière par l'Association américaine de psychiatrie.

Danielle Macdonell estime que la désignation « dysphorie sexuelle » qui a remplacé « trouble de l'identité sexuelle » renferme toujours une connotation négative.

Ce n'est pas ce que ma communauté a demandé, ce n'est pas ce dont nous avons besoin sur le terrain.

Danielle Macdonell, transgenre

Il aurait plutôt fallu miser sur l'amélioration des traitements et cesser de considérer les transgenres comme souffrant de problèmes mentaux, selon elle.

L'Association américaine de psychiatrie justifie toutefois ce choix dans un communiqué.

« Remplacer "trouble" par "dysphorie" dans le diagnostic n'est pas seulement plus approprié et consistant avec la terminologie clinique, elle enlève aussi la connotation selon laquelle le patient souffre de "trouble" », peut-on y lire.

Il est important de noter que la non-conformité sur l'identification comme homme ou femme n'est pas en soi un trouble mental. L'élément critique de la dysphorie sexuelle est la présence de détresse clinique associée à cet état.

Association américaine de psychiatrie

L'Association ajoute également ne pas avoir voulu retirer le terme des diagnostics psychiatriques de peur de compromettre l'accès aux soins des personnes transgenres.

Le Dr Trevor Corneil, un spécialiste de la santé transgenre à l'Université de la Colombie-Britannique, soutient quant à lui qu'une nouvelle clause médicale permet à un transgenre de se débarrasser de son diagnostic s'il juge que son traitement s'est avéré concluant.

Santé