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Maltraitance dans un foyer pour aînés en Ontario

Le ministère ontarien de la Santé et la police enquêtent, après que le fils d'une résidente d'une maison d'hébergement pour personnes âgées de Peterborough eut mis au jour des actes intolérables commis à son endroit par certains préposés.

Camil Parent a filmé avec une caméra cachée ce qui se passait dans la chambre de sa mère, atteinte d'Alzheimer. Ce qu'il a découvert l'a dégoûté.

Il a notamment surpris une préposée en train de secouer la dame de 85 ans avant de la menacer et de lui passer une serviette souillée tout près du visage.

La caméra a également capté les images d'un autre employé se nettoyant le nez à même les draps du lit.

Un travailleur faisant des avances à une préposée et se livrant à un comportement indécent dans la chambre de l'octogénaire a aussi été trahi par la caméra.

Enfin, un autre résident a été filmé en train de s'introduire dans la chambre à plusieurs reprises. Les images laissent croire qu'il y volait des objets.

Conflit d'intérêts?

Le chef de police de Peterborough assure que l'enquête policière en cours sera indépendante, même s'il siège au conseil d'administration de la maison d'hébergement montrée du doigt. Par ailleurs, sa femme est une gestionnaire de l'établissement.

Le chef Murray Rudd explique qu'il ne mène pas l'enquête personnellement.

Des doutes sur la sécurité de sa mère

M. Parent a caché une caméra pendant trois semaines à la la résidence St Joseph's at Fleming de Peterborough parce que sa mère était souvent blessée et qu'il lui semblait que plusieurs de ses biens avaient disparus.

Si quelqu'un traitait un animal de cette façon, il serait en prison.

Camil Parent, fils d'une résidente

Il tente maintenant de protéger sa mère, contre ceux-là mêmes qui étaient censés la protéger.

La police a ouvert une enquête, tout comme le ministère de la Santé.

« Nous avons une politique de tolérance zéro dans nos centres de soins de longue durée en matière de maltraitance », affirme la ministre de la Santé, Deb Matthews. Depuis 2010, la province exige que tout cas soit documenté et affiché en ligne. 

Employés suspendus

Pour sa part, le directeur du foyer, Alan Cavell, assure avoir suspendu les employés mis en cause dès qu'il a pris connaissance de la vidéo. Il se défend en affirmant que les centres pour personnes âgées sont sous-financés en Ontario. Il affirme qu'il ne peut pas toujours garantir la sécurité des résidents, faute de personnel suffisant.

Rassuré par l'enquête de la police, M. Parent a décidé que sa mère demeurerait à la résidence St Joseph's at Fleming. Reste qu'il ne peut s'empêcher d'imaginer ce qu'elle a pu subir depuis son arrivée au centre, il y a trois ans.

Société