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Manifestation contre l'aide médicale à mourir

Une manifestation contre l'aide médicale à mourir s'est tenue à Québec
La manifestation a mobilisé des centaines de personnes.La manifestation a mobilisé des centaines de personnes.

Quelque 400 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Québec pour s'opposer à la légalisation de l'euthanasie. Le Rassemblement québécois contre l'euthanasie (RQCE) tenait une marche contre ce type d'assistance.

La « Marche printanière » a réuni des médecins, des juristes et des citoyens. Elle s'est amorcée sur les plaines d'Abraham devant le Musée national des beaux-arts du Québec pour se terminer devant l'Assemblée nationale.

Le RQCE s'oppose au projet de loi sur l'aide médicale à mourir que Québec peaufine en ce moment dans la foulée de la commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Le groupe s'est donné pour mission de contrer toute tentative d'intégrer l'euthanasie et le suicide assisté au système de santé québécois.

Le porte-parole du RQCE et professeur de philosophie, Louis-André Richard, estime qu'il ne fallait pas ouvrir la porte à ce genre d'intervention, afin d'éviter toute « pollution du climat » de confiance dans l'esprit des citoyens.

Même son de cloche du côté du Dr Claude Morin, président du RQCE, selon qui il s'agirait d'un « changement de société dangereux ». « Si l'euthanasie passe au Québec, les personnes les plus vulnérables de la société vont être en danger, parce que les cadres législatifs, les cadres de tout ce que vous voulez, ne fonctionnent pas. En Hollande, en Belgique, ça ne fonctionne pas. C'est de la foutaise. C'est de la pensée magique », s'est-il exclamé.

Le Dr Marc Bergeron, un hémato-oncologue, ajoute pour sa part que la science médicale permettait déjà, en ce moment, d'offrir suffisamment d'aide et d'assistance pour assurer la sécurité, la dignité et le confort des personnes souffrantes en fin de vie. Le message du RQCE est que l'euthanasie élimine le souffrant et non pas la souffrance.

Un autre médecin, le Dr Patrick Vinay, chef d'une unité de soins palliatifs à Montréal, croit que l'acte de tuer ne peut être considéré comme un soin médical. « Nous devons plutôt soigner, soulager, aider et apaiser toute souffrance », a-t-il indiqué.

Avec les informations de La Presse canadienne

Société