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Vers des taux d'intérêt négatifs?

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, à Francfort, le 2 août

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, à Francfort, le 2 août

Photo : AFP / DANIEL ROLAND

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De grandes banques centrales pourraient adopter des taux d'intérêt négatifs si leurs interventions pour tenter de stimuler la croissance « perdaient en efficacité », selon le Fonds monétaire international (FMI).

Dans un rapport publié jeudi, l'institution affirme cependant que les obstacles à la mise en oeuvre de cette mesure sont importants, en précisant que le fonctionnement du marché interbancaire pourrait s'en trouver « détérioré ».

Depuis le déclenchement de la crise financière, les banques centrales de plusieurs pays développés, notamment la Réserve fédérale américaine, sont engagées dans des politiques qui  mêlent rachat d'actifs et abaissement de leur taux directeur pour injecter des liquidités dans le système financier.

Le FMI note que certaines banques centrales ont déjà fait de petits pas dans la direction des taux d'intérêt négatifs. Un taux de dépôt négatif reviendrait à faire payer les établissements financiers qui préfèrent placer leurs liquidités auprès des banques centrales plutôt que des les utiliser pour prêter de l'argent à des ménages ou à des entreprises.

Début mai, un membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), Ewald Nowotny, avait indiqué que le recours à des taux négatifs était une « option », déclarant toutefois qu'elle n'était pas pertinente « dans un avenir proche ». Le président de la BCE, Mario Draghi, avait quant à lui assuré que l'institution était prête sur le plan technique à adopter cette mesure. Actuellement, le taux de dépôt au jour le jour de la BCE est fixé à 0 %.

Le rapport du FMI estime aussi que pour garder l'économie de leur pays à flot, les grandes banques centrales pourraient diversifier leurs rachats d'actifs, actuellement principalement des obligations publiques, en faisant l'acquisition de titres de dettes de banques ou d'entreprises, voire de biens immobiliers.

Avec les informations de Agence France-Presse

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