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De l'eau d'au moins 1,5 milliard d'années en Ontario

De l'eau ancienne

Photo : Université de Toronto

Radio-Canada

Des poches d'eau vieilles d'au moins 1,5 milliard d'années, et peut-être même de 2,6 milliards d'années, ont été découvertes dans le sous-sol ontarien.
La Pre Barbara Sherwood Lollar de l'Université de Toronto et des collègues britanniques l'ont trouvée dans des fractures de roche dans une mine de 2,4 km de profondeur à Timmins.

L'eau est totalement isolée du monde extérieur depuis le Précambrien.

Les chercheurs au travail

Les chercheurs au travail

L'analyse de sa composition chimique montre qu'elle contient en abondance plusieurs éléments chimiques, comme de l'hydrogène et du méthane, jugés essentiels à la vie en profondeur loin de l'exposition au Soleil. Elle contient aussi différentes formes atomiques (isotopes) de gaz rares tels que l'hélium, le néon, l'argon ou le xénon.

Ces mêmes éléments permettent actuellement la vie aux abords des sources d'eau chaude situées au fond des océans de grouiller d'une vie microscopique.

Les chercheurs expliquent que d'autres analyses permettront de savoir si cette eau contient des microbes préhistoriques dont les descendants sont toujours vivants.

C'est d'un intérêt majeur pour les scientifiques qui cherchent à comprendre comment les microbes évoluent en isolement. Et c'est au coeur de toutes les questions sur l'origine de la vie, de son développement et de la survie dans des milieux extrêmes ou d'autres planètes.

Chris Ballentine, Université de Manchester

 Le saviez-vous?

Des traces d'eau aussi ancienne avaient déjà été mises au jour, mais elles se limitaient à de petites bulles piégées dans la roche, incapables d'alimenter une quelconque forme de vie.

L'eau « ontarienne » s'écoule pour sa part d'un trou de forage à raison de deux litres par minute et présente des caractéristiques similaires à une eau actuelle retrouvée au fond d'une mine sud-africaine par 2,8 km de fond et qui abrite pour sa part une vie microbienne.

La Pre Barabara Sherwood-Lollar dans son laboratoire de l'Université de Toronto

La Pre Barabara Sherwood-Lollar dans son laboratoire de l'Université de Toronto

Photo : Université de Toronto/Brian Summers

Cette découverte laisse donc à penser que des sources d'eau semblables pourraient exister sur Mars et peut-être abriter de la vie.

Si des fluides aussi anciens, présentant de telles concentrations en hydrogène et en méthane, sont préservés profondément sous la croûte terrestre pendant des milliards d'années, peut-être des milieux similaires ont-ils été préservés sous la surface de Mars.

Auteurs

 Le détail de cette étude est publié dans la revue Nature.

L'extrait vidéo qui suit montre les chercheurs au travail dans la mine.

Avec les informations de Agence France-Presse

Ontario

Science